Sur les plateformes, la baston a déjà commencé. Disney+ balance l'artillerie lourde dès janvier avec trois séries tirées de l'univers Marvel: WandaVision sera suivi par Loki et The Falcon and the Winter Soldier. Apple TV+ reste en mode sniper avec sa saga Foundation tandis que HBO Max, né du rachat du câblo-opérateur historique par la Warner, balance du lourd sans préciser de dates: The Nevers de Joss Whedon, Mare of Easttown avec Kate Winslet, ou encore le reboot de Gossip Girl. De son côté, Amazon Prime Video se console du report de son maître-achat Le Seigneur des Anneaux en butinant tous azimuts du côté de l'Angleterre, d'où apparaîtra en cours d'année (date inconnue) une comédie humaniste signée Stephen Merchant (The Office), The Offenders. Netflix, enfin, expose fièrement les nouvelles saisons de Sex Education, Ozark, Atypical, et les juteux contrats conclus avec Ryan Murphy et Shonda Rhimes (lire notre article), tandis que l'adaptation du comic culte The Sandman de Neil Gaiman, prévue pour fin 2021, fait saliver. On peut aussi fantasmer sur un probable retour d'Atlanta (FX) pour une troisième saison, ce qui ne serait pas la moindre des bonnes nouvelles pour une année 2021 qui, si elle confirme par ailleurs la bonne santé de la fiction israélienne, démarre dans une certaine cacophonie.
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Sur les plateformes, la baston a déjà commencé. Disney+ balance l'artillerie lourde dès janvier avec trois séries tirées de l'univers Marvel: WandaVision sera suivi par Loki et The Falcon and the Winter Soldier. Apple TV+ reste en mode sniper avec sa saga Foundation tandis que HBO Max, né du rachat du câblo-opérateur historique par la Warner, balance du lourd sans préciser de dates: The Nevers de Joss Whedon, Mare of Easttown avec Kate Winslet, ou encore le reboot de Gossip Girl. De son côté, Amazon Prime Video se console du report de son maître-achat Le Seigneur des Anneaux en butinant tous azimuts du côté de l'Angleterre, d'où apparaîtra en cours d'année (date inconnue) une comédie humaniste signée Stephen Merchant (The Office), The Offenders. Netflix, enfin, expose fièrement les nouvelles saisons de Sex Education, Ozark, Atypical, et les juteux contrats conclus avec Ryan Murphy et Shonda Rhimes (lire notre article), tandis que l'adaptation du comic culte The Sandman de Neil Gaiman, prévue pour fin 2021, fait saliver. On peut aussi fantasmer sur un probable retour d'Atlanta (FX) pour une troisième saison, ce qui ne serait pas la moindre des bonnes nouvelles pour une année 2021 qui, si elle confirme par ailleurs la bonne santé de la fiction israélienne, démarre dans une certaine cacophonie.Aux frontières du néo-noir, cette série israélienne raconte la fascination d'une réalisatrice quarantenaire pour une scénariste de 20 ans sa cadette, qui la mènera à troquer son intégrité morale pour renouer avec le succès. À coups de flash-back et de visites dans les anfractuosités de la conscience, la série prend des accents faustiens pour questionner les assignations de genre, les notions de pouvoir, de culpabilité, de réussite et la peur de vieillir sans laisser de traces.L'ovni de la promotion 2021 chez Marvel/Disney réunit Elizabeth Olsen dans le rôle de Wanda et Paul Bettany dans celui de Vision, soit le couple le plus improbable du Marvel Cinematic Universe. Dans un mélange d'anthologies des sitcoms des années 50 à 80 et d'univers parallèles déjà arpentés au cinéma, oscillant entre comédie plastique et bonbon à effets visuels sidérants, ce monde de chimères, de glitches et d'apparitions se veut une première expérience du genre avant un Doctor Strange in the Multiverse of Madness, prévu en 2022.Outre son casting plantureux (qui inclut encore Clémence Poésy, Pio Marmaï et Carole Bouquet), l'intérêt de cette déclinaison française de la série israélienne BeTipul réside dans son contexte particulier: les attentats de Paris en 2015 et leurs ondes de choc psychiques. Dans le rôle du psy (campé par Gabriel Byrne dans la version US In Treatment), Frédéric Pierrot (Polisse), dont la voix chaude scande les entretiens avec ses patients aux vies brisées, quelques jours après le 13 novembre. En première ligne ce soir-là, un couple, lui policier et elle chirurgienne, tente de trouver du sens à sa survie. Un second couple se chamaille sur la question de la parentalité. Une ado avance sur la question du suicide. Et le psy lui-même ne se sent pas très bien.Croisons les doigts très fort pour qu'Arte obtienne, comme elle l'avait fait pour The Virtues l'an dernier, les droits de diffusion sur sa plateforme de cette série signée Russell T Davies. L'as derrière Years and Years et Doctor Who réunit un casting somptueux pour raconter l'explosion du sida dans les années 80 et son impact sur la communauté gay de Londres. Une reconstitution minutieuse et poignante, année après année, depuis les premiers signes jusqu'aux luttes pour l'accès aux soins et contre les discriminations.Après l'explosion en vol de sa fusée Ariane, l'ingénieur aérospatial Mathure (Melvil Poupaud) est muté au GEPAN, bureau d'enquête sur les ovnis. Nous sommes en 1978 et les témoignages arrivent en masse dans ce bureau peuplé d'attachants hurluberlus. Confrontant sa science aux phénomènes inexpliqués, Mathure promène son spleen allumé dans le champ de la comédie, entre une pluie de flamants roses, un divorce acté et une myriade de références plus ou moins discrètes à une époque bien barrée, quand Temps X côtoyait les téléphones à cadran.Ce thriller produit par Showtime, adapté de la série israélienne Kvodo, avance sur un terrain judiciaire et sociétal miné. Bryan Cranston (Breaking Bad) incarne le juge Michael Desiato de La Nouvelle- Orléans, figure exemplaire d'une justice impartiale, consciente des discriminations raciales et soucieuse du contrat social. Mais alors que son fils commet un délit de fuite après avoir heurté mortellement un motard, tout son schéma moral s'écroule: la victime est le fils du magnat de la pègre locale. Craignant une vendetta, Desiato renonce à tous ses principes pour sauver son fils. Your Honor décrypte les conflits moraux et les mécanismes psychiques qu'engendre la peur. Sa gestion de la tension et des silences devrait donner de l'espace pour apprécier le retour de celui qui fut Walter White. Cette minisérie en trois épisodes dirigés par l'actrice et scénariste Emily Mortimer (Le Retour de Mary Poppins) met en images un roman écrit en 1945 par Nancy Mitford, chroniqueuse de la vie mondaine britannique de l'entre-deux-guerres. L'on y suit, durant la même période, les quêtes amoureuses parallèles de deux cousines issues de bonne famille. Linda l'inassouvie et Fanny la raisonnable vont se déchirer dans une Europe où les derniers sursauts d'insouciance sont hantés par les troubles à venir.Vingt-quatre écrivaines pour autant de récits et de comédiennes chargées de leur donner corps et voix. La vie des femmes, rythmée par la violence, le harcèlement, les incidents et les héroïsmes. Les tournages de ces capsules de 2 minutes 30 sont en cours, mini-récits tirés de faits divers illustrant le vécu de femmes au quotidien, sortis des plumes d'Alice Zeniter, Lola Lafon, Christiane Taubira et Myriam Leroy, entre autres, chargées d'ouvrir nos regards sur une réalité encore trop banalisée.Récupéré des mains du réseau câblé américain Starz, le troisième volet de cette adaptation tonitruante -mais fidèle- du roman de Neil Gaiman continue de sillonner les méandres d'une guerre que se livrent les anciens dieux, gardiens de l'équilibre, et les nouveaux, ceux de la dérégulation et du consumérisme. Shadow Moon (Ricky Whittle) a quitté Mr. Wednesday (Ian McShane), alias Odin, pour tenter de mener une vie normale dans l'Amérique profonde. La normalité ne faisant pas partie de l'ADN de la série, attendons-nous à une lutte finale archétypale.Les séances de sexothérapie d'Otis et Maeve vont-elles reprendre? La relation entre Adam et Eric va-t-elle enfin connaître la douceur du plaid? Moordale High School va-t-elle résister à l'arrivée de sa nouvelle directrice, jouée par Jemima Kirke (Girls), dont on prédit un conflit avec Jean, la mère d'Otis? Après une deuxième saison un peu décevante, l'exploration des sexualités, y compris des identités non-binaires, devrait reprendre sous de bien meilleurs auspices.Considéré comme l'une des meilleures séries littéraires de science-fiction de tous les temps, Le Cycle de Fondation de l'auteur russe naturalisé américain Isaac Asimov est un monument du genre et, encore aujourd'hui, un succès de librairies, 70 ans après sa sortie. Son influence sur George Lucas est patente. Étalée sur un millénaire, cette immense saga chronique l'affrontement entre un groupe d'exilés, The Foundation, et l'Empire galactique dont ils tentent d'enrayer la course vers une destruction certaine. Apple TV+ a filé les rênes de cette adaptation à David S. Goyer (scénariste de la trilogie Dark Knight, entre autres) et Josh Friedman (la série Snowpiercer). Avec notamment Jared Harris (Chernobyl) et Lee Pace (la trilogie du Hobbit), la série se range parmi les grands enjeux de l'année.