Le noir. Des chuchotements. Cette excitation palpable indissociable des premières fois et de ces renaissances tant de fois rêvées. Puis la lumière des projecteurs qui éclaire la scène du Petit théâtre de Spa et des notes de piano qui remplissent l'espace, fracassant le silence qui s'y était incrusté depuis la fermeture des salles de spectacle en octobre dernier. Il est un peu plus de 20h30 ce vendredi soir: le concert test de Spa, annoncé de longue date avant de recevoir la bénédiction du comité de concertation, vient de débuter.

Dans le public, 220 spectateurs - la salle peut en accueillir théoriquement le double - qui se sont portés volontaires pour participer à l'événement. Pour l'occasion, ils ont dû montrer patte blanche - ou plutôt nez vierge de toute trace de coronavirus - en se soumettant à un test rapide et à un test salivaire avant d'entrer. Un 3e test est encore prévu vendredi prochain, le tout orchestré par la société DNAlytics. Ils resteront assis, masqués et cantonnés dans leur bulle tout au long du spectacle. Les résultats de leurs tests seront ensuite comparés à ceux d'un groupe contrôle qui n'assiste pas au concert mais s'est soumis au même protocole afin de servir de point de comparaison.

BELGA PHOTO JOHN THYS
© BELGA PHOTO JOHN THYS

Sur la scène, la pianiste Eliane Reyes, née à Verviers et concertiste de renommée internationale, et le groupe liégeois Ykons. "C'est très émouvant. Il y a un an qu'on a pas joué devant un vrai public. Notre secteur a été tout à fait oublié", avait regretté la pianiste avant le début du spectacle. "Notre dernier concert date de février 2020. Aujourd'hui, c'est une chance de pouvoir être les premiers à remonter sur scène. Égoïstement, nous sommes très heureux car on a besoin de ce lien avec le public mais nous pensons aussi à tous les autres artistes", avait enchaîné Renaud Godart, le chanteur du groupe Ykons. "Aujourd'hui, on met un pied dans un protocole d'espoir qui devrait permettre de ne plus jamais refermer la culture", avait-il ajouté.

Car c'est bien là que se situe l'enjeu du concert test de ce vendredi soir et des 5 événements qui suivront jusqu'à la fin du mois de juin: fournir des données scientifiques qui garantiront un accès à la culture, quelle que soit l'évolution du contexte sanitaire.

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"Il est important de soutenir ces tests qui apporteront du contenu scientifique pour offrir au secteur des perspectives à long terme", a ainsi expliqué Bénédicte Linard, la ministre de la Culture en Fédération Wallonie-Bruxelles. "Nous avons déjà des protocoles qui permettent de rouvrir le secteur. Ici, l'idée, c'est vraiment de tester plusieurs modalités - à l'intérieur, à l'extérieur, avec un public debout ou assis, avec des jauges différentes - et de fournir des données scientifiques complémentaires afin de se doter des outils garantissant l'ouverture du secteur" même si l'épidémie reprenait vigueur, a-t-elle ajouté.

Pierre-Yves Jeholet, le ministre-président de la FWB, lui aussi présent à Spa, n'a pas dit autre chose. "Nous aurions pu organiser ces tests plus tôt et anticiper le calendrier du déconfinement culturel. En Fédération Wallonie-Bruxelles, nous étions prêts mais ce n'était pas le cas d'autres niveaux de pouvoir. Néanmoins, organiser ces tests maintenant n'est pas inutile. Ça permettra de sortir d'une gestion on-off de la crise", a-t-il estimé.

Une gestion de crise "qui n'est plus audible", a abondé Charles Gardier, député wallon MR et co-organisateur des Francofolies de Spa, à l'origine du spectacle de ce vendredi soir. "Nous n'avons que trop tardé. Aujourd'hui, nous lançons un processus, avec des protocoles volontaristes qui donneront des perspectives durables au secteur", a-t-il dit.

Dans la salle, résonne alors la voix du chanteur d'Ykons. "Tout le monde les mains en l'air", lance-t-il au public. Applaudissements. Malgré les contraintes, l'envie - la vie - est là.

Le noir. Des chuchotements. Cette excitation palpable indissociable des premières fois et de ces renaissances tant de fois rêvées. Puis la lumière des projecteurs qui éclaire la scène du Petit théâtre de Spa et des notes de piano qui remplissent l'espace, fracassant le silence qui s'y était incrusté depuis la fermeture des salles de spectacle en octobre dernier. Il est un peu plus de 20h30 ce vendredi soir: le concert test de Spa, annoncé de longue date avant de recevoir la bénédiction du comité de concertation, vient de débuter.Dans le public, 220 spectateurs - la salle peut en accueillir théoriquement le double - qui se sont portés volontaires pour participer à l'événement. Pour l'occasion, ils ont dû montrer patte blanche - ou plutôt nez vierge de toute trace de coronavirus - en se soumettant à un test rapide et à un test salivaire avant d'entrer. Un 3e test est encore prévu vendredi prochain, le tout orchestré par la société DNAlytics. Ils resteront assis, masqués et cantonnés dans leur bulle tout au long du spectacle. Les résultats de leurs tests seront ensuite comparés à ceux d'un groupe contrôle qui n'assiste pas au concert mais s'est soumis au même protocole afin de servir de point de comparaison.Sur la scène, la pianiste Eliane Reyes, née à Verviers et concertiste de renommée internationale, et le groupe liégeois Ykons. "C'est très émouvant. Il y a un an qu'on a pas joué devant un vrai public. Notre secteur a été tout à fait oublié", avait regretté la pianiste avant le début du spectacle. "Notre dernier concert date de février 2020. Aujourd'hui, c'est une chance de pouvoir être les premiers à remonter sur scène. Égoïstement, nous sommes très heureux car on a besoin de ce lien avec le public mais nous pensons aussi à tous les autres artistes", avait enchaîné Renaud Godart, le chanteur du groupe Ykons. "Aujourd'hui, on met un pied dans un protocole d'espoir qui devrait permettre de ne plus jamais refermer la culture", avait-il ajouté.Car c'est bien là que se situe l'enjeu du concert test de ce vendredi soir et des 5 événements qui suivront jusqu'à la fin du mois de juin: fournir des données scientifiques qui garantiront un accès à la culture, quelle que soit l'évolution du contexte sanitaire."Il est important de soutenir ces tests qui apporteront du contenu scientifique pour offrir au secteur des perspectives à long terme", a ainsi expliqué Bénédicte Linard, la ministre de la Culture en Fédération Wallonie-Bruxelles. "Nous avons déjà des protocoles qui permettent de rouvrir le secteur. Ici, l'idée, c'est vraiment de tester plusieurs modalités - à l'intérieur, à l'extérieur, avec un public debout ou assis, avec des jauges différentes - et de fournir des données scientifiques complémentaires afin de se doter des outils garantissant l'ouverture du secteur" même si l'épidémie reprenait vigueur, a-t-elle ajouté.Pierre-Yves Jeholet, le ministre-président de la FWB, lui aussi présent à Spa, n'a pas dit autre chose. "Nous aurions pu organiser ces tests plus tôt et anticiper le calendrier du déconfinement culturel. En Fédération Wallonie-Bruxelles, nous étions prêts mais ce n'était pas le cas d'autres niveaux de pouvoir. Néanmoins, organiser ces tests maintenant n'est pas inutile. Ça permettra de sortir d'une gestion on-off de la crise", a-t-il estimé.Une gestion de crise "qui n'est plus audible", a abondé Charles Gardier, député wallon MR et co-organisateur des Francofolies de Spa, à l'origine du spectacle de ce vendredi soir. "Nous n'avons que trop tardé. Aujourd'hui, nous lançons un processus, avec des protocoles volontaristes qui donneront des perspectives durables au secteur", a-t-il dit.Dans la salle, résonne alors la voix du chanteur d'Ykons. "Tout le monde les mains en l'air", lance-t-il au public. Applaudissements. Malgré les contraintes, l'envie - la vie - est là.