S'il y a quelque chose dont la pandémie n'aura pas eu raison, c'est de la prolificité de Boris Gronemberger. Lui qui, plus tôt dans l'année, réarrangeait le répertoire d'Alain Chamfort et Jacques Duvall, bossait sur une création pour le Théâtre National, ou encore revisitait le premier (et excellent) album de River into Lake avec un quatuor à cordes (la vidéo de la fin de résidence au Botanique est à revoir ici), a encore trouvé le temps de sortir un EP qui débarque aujourd'hui.

Ce mini-album, The Crossing, regroupe des morceaux inédits issus des sessions de Let the Beast Out et a été dévoilé au compte-gouttes à raison d'un single par mois. En outre, chaque morceau a eu droit à un visuel signé David Delruelle, artisan-collagiste à qui Focus a déjà fait appel pour l'une ou l'autre cover.

"The Crossing parle de ce passage à l'âge adulte, de la perte de l'innocence, de la naïveté, explique Boris Gronemberger. Un sentiment né de la succession d'évènements forts de ces 5 dernières années (les attentats, la crise migratoire, la crise environnementale, la crise sanitaire, la montée de l'extrême droite, e.a.). Et pourtant, malgré la noirceur du monde, il faut tout faire pour préserver cette innocence, car elle permet d'oser des choses inimaginables, elle est le moteur de la curiosité, celle qui pousse l'enfant à se lever pour marcher, l'adulte à sauter dans l'inconnu quitte à se tromper."

Pour célébrer cette sortie en bonne et due forme, le groupe bruxellois nous offre cette session live du morceau éponyme, The Crossing, qui prouve une fois de plus que les ex-V.O. sont maîtres en la matière quand il s'agit de rendre pop des mélodies tortueuses (à moins que ça ne soit l'inverse)...

Quelques mots sur chacun des titres du EP:

Grande Prairie: la "grande prairie" est un lieu-dit où nous allions fêter la fin des examens entre amis, dont certains ont disparu. Cette chanson parle de l'insouciance, de la force de la jeunesse chahutée par les mouvements de la société qui semble foncer droit dans le mur.

Impatience: sur un texte co-écrit avec Aurélie Muller (Blondy Brownie, Trésor), le morceau s'inspire de la vague survivaliste qui s'est terriblement développée ces dernières années. Un contexte qui nous rappelle que nous sommes si peu de choses face à la peur et que pendant ce temps, la terre continue son cycle autour de la galaxie...

Bounced: est un morceau à tiroirs, qui tente d'illustrer la sensation d'être balancé entre différents états d'esprit. À la base il s'agissait d'une histoire de couple, mais dans les circonstances actuelles, la chanson prend un tout autre sens.

The Crossing: ce titre raconte comment nous pouvons nous sentir débordés par le flux d'informations et comment cela peut nous déconnecter du présent et de la réalité. Emprisonnés dans la peur paralysante jusqu'à ce qu'un sursaut de lucidité nous ramène de l'autre côté, où tout redevient calme et paisible.

S'il y a quelque chose dont la pandémie n'aura pas eu raison, c'est de la prolificité de Boris Gronemberger. Lui qui, plus tôt dans l'année, réarrangeait le répertoire d'Alain Chamfort et Jacques Duvall, bossait sur une création pour le Théâtre National, ou encore revisitait le premier (et excellent) album de River into Lake avec un quatuor à cordes (la vidéo de la fin de résidence au Botanique est à revoir ici), a encore trouvé le temps de sortir un EP qui débarque aujourd'hui.Ce mini-album, The Crossing, regroupe des morceaux inédits issus des sessions de Let the Beast Out et a été dévoilé au compte-gouttes à raison d'un single par mois. En outre, chaque morceau a eu droit à un visuel signé David Delruelle, artisan-collagiste à qui Focus a déjà fait appel pour l'une ou l'autre cover."The Crossing parle de ce passage à l'âge adulte, de la perte de l'innocence, de la naïveté, explique Boris Gronemberger. Un sentiment né de la succession d'évènements forts de ces 5 dernières années (les attentats, la crise migratoire, la crise environnementale, la crise sanitaire, la montée de l'extrême droite, e.a.). Et pourtant, malgré la noirceur du monde, il faut tout faire pour préserver cette innocence, car elle permet d'oser des choses inimaginables, elle est le moteur de la curiosité, celle qui pousse l'enfant à se lever pour marcher, l'adulte à sauter dans l'inconnu quitte à se tromper." Pour célébrer cette sortie en bonne et due forme, le groupe bruxellois nous offre cette session live du morceau éponyme, The Crossing, qui prouve une fois de plus que les ex-V.O. sont maîtres en la matière quand il s'agit de rendre pop des mélodies tortueuses (à moins que ça ne soit l'inverse)...