Miles Davis Quintet - Relaxin' (1958)

Alors qu'il vient de rejoindre Columbia, Miles doit encore quatre LP à Prestige, son précédent label. Le trompettiste va s'acquitter de sa dette en trois sessions qui se tiendront entre novembre 55 et octobre 56. Miles, à la tête de son First Great Quintet, y invente un hard bop immaculé à son seul usage mais qui fera école. Bien qu'ils soient tous de la même qualité, Relaxin' est sans doute le plus équilibré d'entre eux avec un Miles devenu totalement lui-même et un Coltrane déjà époustouflant.

Miles Davis Sextet - Kind of Blue (1959)

Sommet absolu de la carrière de Miles, l'album connaît un succès qui dépasse les frontières du jazz et servira longtemps à définir cette musique. KOB est le premier disque à avoir orchestré la rencontre de la musique modale et de l'idiome afro-américain. Si les solos de Coltrane au ténor restent une des signatures du disque, ses deux architectes en seront le leader et son pianiste Bill Evans, lequel apportera à Miles sa connaissance des impressionnistes français (Ravel en tête).

Miles Davis Quintet - Miles Smiles (1967)

En 1965, Miles trouve enfin le saxophoniste capable de succéder à Trane. Wayne Shorter deviendra même le directeur artistique et le compositeur principal du Second Great Quintet du trompettiste. Miles Smiles (1966) reste le plus excitant des quatre LP intégralement enregistrés par le combo. Shorter y signe trois des six compositions dont l'emblématique Footprints, version inaugurale qu'il s'amusera, avec Tony Williams et Herbie Hancock, à dynamiter en concert sous le regard insondable du maître.

Miles Davis - In a Silent Way (1969)

Certes Bitches Brew, Live-Evil ou Agharta auraient pu ramasser la mise du Miles électrique/jazz-rock/fusion, chacun marquant une étape de l'évolution d'un musicien fonçant dans l'inconnu. Mais c'est le premier pas qui compte. Et celui effectué avec In a Silent Way abolit déjà toutes les frontières à travers une création improvisée sur la base de quelques thèmes marquants, l'oeuvre finale résultant d'un montage réalisé par Teo Macero à partir de plusieurs heures d'enregistrement.

Pour aller plus loin, une playlist d'une trentaine de titres utilisés pour la bande-son du film Miles Ahead:

Alors qu'il vient de rejoindre Columbia, Miles doit encore quatre LP à Prestige, son précédent label. Le trompettiste va s'acquitter de sa dette en trois sessions qui se tiendront entre novembre 55 et octobre 56. Miles, à la tête de son First Great Quintet, y invente un hard bop immaculé à son seul usage mais qui fera école. Bien qu'ils soient tous de la même qualité, Relaxin' est sans doute le plus équilibré d'entre eux avec un Miles devenu totalement lui-même et un Coltrane déjà époustouflant.Sommet absolu de la carrière de Miles, l'album connaît un succès qui dépasse les frontières du jazz et servira longtemps à définir cette musique. KOB est le premier disque à avoir orchestré la rencontre de la musique modale et de l'idiome afro-américain. Si les solos de Coltrane au ténor restent une des signatures du disque, ses deux architectes en seront le leader et son pianiste Bill Evans, lequel apportera à Miles sa connaissance des impressionnistes français (Ravel en tête).En 1965, Miles trouve enfin le saxophoniste capable de succéder à Trane. Wayne Shorter deviendra même le directeur artistique et le compositeur principal du Second Great Quintet du trompettiste. Miles Smiles (1966) reste le plus excitant des quatre LP intégralement enregistrés par le combo. Shorter y signe trois des six compositions dont l'emblématique Footprints, version inaugurale qu'il s'amusera, avec Tony Williams et Herbie Hancock, à dynamiter en concert sous le regard insondable du maître.Certes Bitches Brew, Live-Evil ou Agharta auraient pu ramasser la mise du Miles électrique/jazz-rock/fusion, chacun marquant une étape de l'évolution d'un musicien fonçant dans l'inconnu. Mais c'est le premier pas qui compte. Et celui effectué avec In a Silent Way abolit déjà toutes les frontières à travers une création improvisée sur la base de quelques thèmes marquants, l'oeuvre finale résultant d'un montage réalisé par Teo Macero à partir de plusieurs heures d'enregistrement.Pour aller plus loin, une playlist d'une trentaine de titres utilisés pour la bande-son du film Miles Ahead: