"Le confinement dû au coronavirus a touché de plein fouet de nombreux secteurs, mais le coup est particulièrement dur pour celui de la culture", écrit le directeur de Bozar. "Ce secteur représente 4,2% du PIB de l'Union européenne. La fermeture de musées et des salles de concert et l'interruption des productions de films et séries télévisées ont un impact sur d'autres secteurs également."

Entre-temps, beaucoup d'artistes se sont rabattus sur internet pour continuer à proposer leur production à leur public, "mais nous savons tous pertinemment qu'un concert de musique classique ou un opéra n'éveillera jamais la même émotion vu à l'écran. Et nous sommes encore loin d'un modèle économique", regrette Paul Dujardin. "Le message est clair: le secteur ne survivra pas à la crise, d'un point de vue économique, sans un soutien important de la part des autorités."

En attendant, certains événements culturels devraient de toute façon pouvoir avoir lieu, selon le directeur. "Une exposition n'attire pas la même foule qu'un concert... Bozar et de nombreux autres musées et maisons culturelles disposent de l'infrastructure, du personnel et des ressources digitales nécessaires pour rouvrir juste ce qu'il faut des espaces d'exposition, en évitant la contamination", explique-t-il.

"Le gouvernement fédéral, mené par notre Première ministre Sophie Wilmès, a mis en place un groupe de travail composé de dix experts, dont la mission consiste à préparer le déconfinement [...] Le secteur de la culture peut, lui aussi, apporter sa pierre à l'édifice dans les discussions de ce comité de sortie de crise", souligne enfin M. Dujardin.

Lire l'intégralité de la lettre sur le site de Bozar.

"Le confinement dû au coronavirus a touché de plein fouet de nombreux secteurs, mais le coup est particulièrement dur pour celui de la culture", écrit le directeur de Bozar. "Ce secteur représente 4,2% du PIB de l'Union européenne. La fermeture de musées et des salles de concert et l'interruption des productions de films et séries télévisées ont un impact sur d'autres secteurs également." Entre-temps, beaucoup d'artistes se sont rabattus sur internet pour continuer à proposer leur production à leur public, "mais nous savons tous pertinemment qu'un concert de musique classique ou un opéra n'éveillera jamais la même émotion vu à l'écran. Et nous sommes encore loin d'un modèle économique", regrette Paul Dujardin. "Le message est clair: le secteur ne survivra pas à la crise, d'un point de vue économique, sans un soutien important de la part des autorités." En attendant, certains événements culturels devraient de toute façon pouvoir avoir lieu, selon le directeur. "Une exposition n'attire pas la même foule qu'un concert... Bozar et de nombreux autres musées et maisons culturelles disposent de l'infrastructure, du personnel et des ressources digitales nécessaires pour rouvrir juste ce qu'il faut des espaces d'exposition, en évitant la contamination", explique-t-il."Le gouvernement fédéral, mené par notre Première ministre Sophie Wilmès, a mis en place un groupe de travail composé de dix experts, dont la mission consiste à préparer le déconfinement [...] Le secteur de la culture peut, lui aussi, apporter sa pierre à l'édifice dans les discussions de ce comité de sortie de crise", souligne enfin M. Dujardin.Lire l'intégralité de la lettre sur le site de Bozar.