Le plus bodybuildé: It It Anita

On le croirait sorti d'un film d'action des années 80. Une histoire de kickboxing avec Jean-Claude Van Damme. Un truc de gros durs avec Sylvester Stallone ou Dolph Lundgren. Torse nu, muscles saillants, Bryan Hayart (Girl in Hawaii à ses heures perdues) a donné le ton du concert sauvage et bruitiste d'It It Anita. Jusqu'à descendre jouer de la batterie au milieu du public. Garanti sans stéroïdes.

Le plus aventurier: Dijf Sanders

Voyageur de la musique, explorateur du son, Dijf Sanders a invité le Labo à un aller simple pour Java et une expédition mélomane de l'Indonésie. Accompagné du saxophoniste et clarinettiste Mattias De Craene (Nordmann, MDCIII), Sanders a surpris les lève-tôt et fait émerger les couche-tard. Exotique.

Viagra Boys © Olivier Donnet

Le plus tatoué: Viagra Boys

Le dos, les bras, et même le bide tendance buveur de bières. Certains lui auraient bien baissé son futal pour vérifier s'il était aussi tatoué en haut qu'en bas. Sebastian Murphy, le chanteur des Viagra Boys a fait de son corps une toile. Une toile qu'il secoue ardemment en mode (post-) punk suédois. Besoin d'un petit remontant? Promis: ceci n'est pas du rock de maison de retraite.

Hubert Lenoir © Olivier Donnet

Meilleur grimpeur: Hubert Lenoir

Personnage haut en couleur, surexcité et provocateur (du genre à sucer les trophées qu'on lui décerne lors de ces remises de prix dont l'industrie de la musique a le secret), le Québécois Hubert Lenoir a récemment terminé huitième d'un classement établi par le Journal de Montréal. Un classement recensant les personnalités ayant négativement marqué 2018 dans lequel on retrouvait notamment l'auteur de la Tuerie de la Grande Mosquée... À Dour, en français dans le texte, Hubert fut l'une des surprises et l'un des coups de coeur du week-end. Attention danger... Ce garçon aime marcher sur la foule et grimper aux lustres.

Fontaines D.C. © Olivier Donnet

Meilleurs jeunes: Fontaines D.C.

"My childhood was small but I'm gonna be big", martèle convaincu Grian Chatten sur l'un des singles du premier Fontaines D.C. paru au printemps. De l'autre côté de la Manche, le renouveau rock passe par Dublin et sans doute par l'avenir prometteur de ces gamins.

La Jungle © Olivier Donnet

Le plus transe: La Jungle

Devenue une véritable machine de guerre, La Jungle a confirmé son hypnotisante et tribale force de frappe. Kraut technoïde, chamanisme pour le dancefloor. Uppercut et KO technique.

Thank you Brussels

Geplaatst door Cypress Hill op Donderdag 11 juli 2019

Les plus mauvais en géographie: Cypress Hill

"Thank You Brussels". "Merci House of Pain", répondait non sans humour un internaute. Si Cypress Hill a bien repris Jump Around, on n'a pas vu l'Atomium. Les rappeurs ont souvent eu du mal avec leur Atlas...

Tirzah © Olivier Donnet

La plus neurasthénique: Tirzah

C'est beau. C'est rêveur. C'est léché. Mais n'invitez pas Tirzah pour animer vos anniversaires et vos bar mitsva.

Battles © Olivier Donnet

Le plus chiche: Battles

Après Tyondai Braxton, c'est Dave Konopka qui a quitté le navire cette fois. Battles est désormais un duo et il y a du boulot...

Flavien Berger © Olivier Donnet

Le plus ambitieux: Flavien Berger

Entre deux navettes pour amourettes du futur, Flavien Berger a tenté de réinventer le cri de ralliement de Dour. C'est pas forcément gagné...

Le plus Suicidaire: Techno Thriller

Samedi soir, Alan Vega était belge et vociférait au Rockamadour. Suicidal tendencies...

Glauque © Olivier Donnet

Le plus Fauvesque: Glauque

Tu as adoré Fauve? Tu as des chances d'aimer Glauque. Brewed in Belgium...

Mais aussi...

The Brums

L'avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt. Programmés en ouverture de la quatrième journée de Dour, The Brums assurait le sien en explorant le jazz du futur. Ces Liégeois gravitant entre abstract hip hop, électro et free se hissaient sans peine parmi les meilleures révélations du festival. Cousins de Battles, Shabaka Hutchings et La Jungle (énorme la veille, au soir), le quartet alignait des dialogues entre samples 90's et divers cuivres, live. Après un passage remarqué au Cinquentenaire pour la fête de la musique le mois dernier, le combo confirmait son essai bruxellois. Une claque électronique et acoustique à écouter d'urgence.

Kiddy Smile © Michi-Hiro Tamaï

Kiddy Smile

"Fils d'immigré, noir et pédé". Résumer Pierre-Edouard Hanffou AKA Kiddy Smile au T-Shirt provocateur qu'il arborait lors de son set, à l'Elysée, l'an dernier serait regrettable. Enfant terrible du voguing parisien, le DJ et chanteur balançait en effet une sérieuse claque house et dance 90's lors de la soirée de clôture de Dour. Arrosée de grotesque sublime, sa prestation chantée s'accompagnait de deux choristes et de danseurs aux coiffures littéralement gonflées. De son Movin' On Now à une reprise de Sing it back de Moloko, l'artiste fan des productions et remixes de Todd Terry (pape de la scène house new yorkaise 80's) soulevait la foule comme un seul homme. Dansez, maintenant!

Vendredi sur Mer

Le grand bain - ou plutôt le jacuzzi - d'électro pop sensuelle de Vendredi sur Mer détendait l'ultime soirée de Dour, ce dimanche. Claquant un chanté-parlé façon Jakie Quartz (Juste une mise au point), cette sirène suissesse kidnappait son public dans des eaux pop 80's françaises revisitées au gout du jour. Mon chagrin et surtout La femme à la peau bleue (2,5 millions de vues sur Youtube) se hissaient d'ailleurs comme des moments forts. Vladimir Cosma période La Boum a inspiré Premiers émois, premier album de Vendredi sur Mer. Entourée d'un couple de danseurs, l'artiste (Charline Mignot dans le civil) prolongeait sans mal le quart d'heure américain.

M.-H.T.