Des concerts qui carburent au super

18/02/19 à 10:27 - Mise à jour à 10:29
Du Le Vif Focus du 07/02/19

Fatigué de la routine des concerts? Parfois pourtant, le train-train scénique prend la tangente: excentricité, mégalomanie, spiritualité, théâtralité et bouffonnerie nourrissent quelques performances rentrées dans l'histoire du rock, de Rick Wakeman à Didier Super.

Au début, vers 1955 après JC, il y a donc des musiciens et un public. Une scène de bois, des spots aussi malingres que les amplis. Et beaucoup d'hystérie qui comble l'espace. Ce rock-là dure une décennie jusqu'au moment où personne n'entend plus rien -les Beatles au Shea Stadium, août 1965- et que s'avance une nouvelle théâtralité. Aux tournures californiennes via des projections psychés: effet défonce garanti. La musique s'habille d'influences sixties -performances, Living Theatre, drogues- que les seventies développent généreusement. Le concert, barré en bacchanales visuelles, teste d'autres lieux de propagation: bateau, église, pyramide, patinoire, train, camion. Accompagné de déguisements plus ou moins sensés. De la petite bière comparé au post-punk américain GG Allin (1956-1993), fameux pour déféquer régulièrement sur scène où il pratique également coprophagie, mutilation et violences diverses. Il avait promis de se suicider en plein concert: il a menti, mourant -dans un appartement- d'une "banale" overdose d'héroïne. Petit florilège des concerts les plus barrés.
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