"On ne connaît pas exactement la cause du décès", a indiqué Eric Trosset, tout en précisant qu'il n'a pas été emporté par le virus Covid-19. "Il était en pleine forme, c'était assez soudain. Je lui ai parlé à 13h00 puis deux heures plus tard il était pris d'un malaise et a été transporté à l'hôpital Pompidou où il est décédé", a indiqué l'agent. La star vivait à Courbevoie, près de Paris.

Tony Allen fut dans les années 60 et 70 le batteur et le directeur musical de son compatriote Fela Kuti, avec qui il créa l'afrobeat, genre à part entière, musique hypnotique et répétitive mêlant le style highlife, la polyrythmie yoruba, le jazz, le funk et qui devint un des courants fondamentaux de la musique africaine du XXe siècle. Sur cette musique puissante, Fela greffera ses paroles révolutionnaires et panafricanistes qui feront de lui un des symboles les plus forts de la lutte pour les libertés en Afrique.

Avec Fela et le groupe Africa 70, il va enregistrer une quarantaine d'albums, avant que les chemins des deux complices ne se séparent après 26 ans de collaboration. Sa rythmique était si intense qu'à son départ, Fela a eu besoin de quatre batteurs pour le remplacer.

Le musicien britannique Brian Eno avait qualifié Tony Allen de "meilleur batteur qui ait jamais vécu".

Autodidacte, il avait commencé à jouer à l'âge de 18 ans et s'est nourri des musiques de Dizzy Gillespie et de Charlie Parker de même que des musiques africaines contemporaines. Il était toujours prisé des artisans des musiques actuelles et est devenu l'icône de l'afrobeat après la mort de Fela Kuti en 1997.

Tony Allen assurait la batterie de The Good, The Bad and The Queen, un des projets de Damon Albarn, ex-leader de Blur. En France, il avait participé au morceau de Sébastien Tellier La Ritournelle. Il a inspiré des groupes comme les New-Yorkais d'Antibalas.

Il s'était installé en France dans les années 1980 et était aussi présent en Grande-Bretagne ou aux Etats-Unis.

En mars, le label World Circuit/BMG avait sorti des enregistrements jusque là inédits de sessions entre Tony Allen et un autre artiste de légende, le bugliste sud-africain Hugh Masekela (lire notre critique).

Son dernier album, The Source, était un hommage au batteur légendaire Art Blackey. Quelques mois plus tard était encore paru un EP, Tomorrow Comes the Harvest où il échangeait avec la légende de la scène électro Jeff Mills.

Tony Allen avait encore prévu des concerts à travers toute l'Europe, jusqu'en 2021.

"On ne connaît pas exactement la cause du décès", a indiqué Eric Trosset, tout en précisant qu'il n'a pas été emporté par le virus Covid-19. "Il était en pleine forme, c'était assez soudain. Je lui ai parlé à 13h00 puis deux heures plus tard il était pris d'un malaise et a été transporté à l'hôpital Pompidou où il est décédé", a indiqué l'agent. La star vivait à Courbevoie, près de Paris.Tony Allen fut dans les années 60 et 70 le batteur et le directeur musical de son compatriote Fela Kuti, avec qui il créa l'afrobeat, genre à part entière, musique hypnotique et répétitive mêlant le style highlife, la polyrythmie yoruba, le jazz, le funk et qui devint un des courants fondamentaux de la musique africaine du XXe siècle. Sur cette musique puissante, Fela greffera ses paroles révolutionnaires et panafricanistes qui feront de lui un des symboles les plus forts de la lutte pour les libertés en Afrique.Avec Fela et le groupe Africa 70, il va enregistrer une quarantaine d'albums, avant que les chemins des deux complices ne se séparent après 26 ans de collaboration. Sa rythmique était si intense qu'à son départ, Fela a eu besoin de quatre batteurs pour le remplacer.Le musicien britannique Brian Eno avait qualifié Tony Allen de "meilleur batteur qui ait jamais vécu".Autodidacte, il avait commencé à jouer à l'âge de 18 ans et s'est nourri des musiques de Dizzy Gillespie et de Charlie Parker de même que des musiques africaines contemporaines. Il était toujours prisé des artisans des musiques actuelles et est devenu l'icône de l'afrobeat après la mort de Fela Kuti en 1997. Tony Allen assurait la batterie de The Good, The Bad and The Queen, un des projets de Damon Albarn, ex-leader de Blur. En France, il avait participé au morceau de Sébastien Tellier La Ritournelle. Il a inspiré des groupes comme les New-Yorkais d'Antibalas.Il s'était installé en France dans les années 1980 et était aussi présent en Grande-Bretagne ou aux Etats-Unis.En mars, le label World Circuit/BMG avait sorti des enregistrements jusque là inédits de sessions entre Tony Allen et un autre artiste de légende, le bugliste sud-africain Hugh Masekela (lire notre critique).Son dernier album, The Source, était un hommage au batteur légendaire Art Blackey. Quelques mois plus tard était encore paru un EP, Tomorrow Comes the Harvest où il échangeait avec la légende de la scène électro Jeff Mills.Tony Allen avait encore prévu des concerts à travers toute l'Europe, jusqu'en 2021.