Seuls les imbéciles ne changent pas d'avis. Conçu comme une respiration dans l'été festivalier, un acte de résistance face à la surenchère et à l'offre pléthorique des poids lourds (même Werchter se décline sur quatre scènes aujourd'hui), le Micro est le genre d'événement qui a toujours pris son temps. Il en a même fait son leitmotiv. Un unique podium, des DJ's entre les concerts... Le rendez-vous mélomane et festif liégeois a toujours un peu vécu au ralenti et à contretemps. Cette année, s'ils ont bien failli ne pas disposer de l'Espace 251 Nord (un bâtiment du Creahm y est actuellement en construction), les organisateurs de l'événement ont profité du chantier en cours sur le site pour quelque peu se repenser. Se réinventer sans se dénaturer. S'étendre sans se perdre. Mission accomplie. Sans rien abandonner de sa convivialité, le Micro a grandi. L'Oasis 3000 est devenue une scène à part entière et la musique électronique s'est installée plus confortablement sur son affiche. Une musique électronique forcément...