Après avoir secoué Het Bos à Anvers et l'Ancienne Belgique, dans le cadre du défricheur festival BRDCST, Black Midi se produira le 10 octobre au Beursschouwburg. En attendant, la moitié des quatre garçons londoniens dans le vent est en repérage et assure la promo d'un disque étrangement intitulé Schlagenheim. Black Midi a la cote et fait l'objet de critiques dithyrambiques aux quatre coins du monde, mais est loin de se la jouer John, Paul, George et Ringo. Pas pop. Plus rock. Nerveux. Saccadé. Même carrément radical. Rarement un groupe à guitares aura fait autant parler de lui avant même l'arrivée d'un album. Juste sur base de concerts enflammés et d'une poignée de vidéos YouTube. Les Anglais semblaient jouer volontairement la carte du mystère: absents des réseaux sociaux, très discrets en interviews, à des années lumières de tous ces artistes qui passent leurs journées à tweeter et à se faire mousser. "Tout a été très vite pour nous, explique le bassiste et de temps en temps chanteur Cameron Picton, bien plus calme et posé pour causer autour d'une table que quand il s'agit de faire de la musique devant un public. On n'avait pas vraiment le temps ni les moyens pour occuper ainsi le terrain. On existait depuis un an quand notre premier morceau est sorti. On a toujours fait comme on l'entendait, à nos propres conditions. Ce n'était pas qu'on voulait susciter de l'attente et entretenir la curiosité des gens. C'est surtout qu'on cherchait à proposer quelque chose dont on serait entièrement satisfaits." Un truc ambitieux. Un son et des morceaux sur lesquels ils auraient le contrôle absolu. "On a vraiment beaucoup joué en live. On n'avait pas trop le temps d'écrire et d'enregistrer des chansons. Nous n'avons toujours réalisé que trois vraies sessions d'enregistrement. On suit notre chemin. Tous les groupes sont différents. Chacun fait à sa façon, d'une manière qui le met à l'aise."
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