"En dépit de nos nombreux efforts collectifs à défendre notre secteur, avec l'espoir que notre ferveur et notre engagement fassent bouger les choses positivement pour l'été 2021, nous devons nous rendre à l'évidence: même si le secteur de la culture va doucement sortir de l'ombre, le Dour Festival quant à lui devra encore être patient", déplore l'organisation du festival hennuyer dans un communiqué qui a nous est parvenu quelques minutes après la fin de la conférence de presse du Comité de concertation.

Des perspectives, il y en a pourtant. Et comme à chacune des nouvelles annonces d'assouplissement, celles-ci vont faire des heureux, mais aussi des frustrés.

Commençons par les heureux:

  • Les cinémas pourront rouvrir dès le 9 juin prochain. En respectant les protocoles et en portant une attention particulière à la ventilation certes, mais la nouvelle a de quoi faire se réjouir le secteur. L'embouteillage du côté des sorties risque par contre d'être conséquent vu le nombre de films qui se sont accumulés dans la file d'attente pendant un an de fermeture des salles.
  • Dès le 9 juin toujours, des événements pourront être organisés avec 200 personnes en intérieur (75% de capacité selon les modèles CIRM) et 400 personnes en extérieur. De quoi donner une bouffée d'air frais aux arts de la scène notamment.
  • À partir du 1er juillet, des événements pourront être organisés avec 2000 personnes à l'intérieur, et 2500 personnes à l'extérieur. Cette jauge passera à 5000 en extérieur à partir du 30 juillet, voire même à plus à partir du 13 août, pour autant que les spectateurs montrent une preuve de vaccination ou de test négatif récent. Ce qui permettra notamment l'organisation du Pukkelpop ou de Tomorrowland, même si le port du masque y restera obligatoire.

Les perdants de ces nouvelles mesures, ce sont sans doute les festivals qui auraient avoir eu lieu durant la première moitié de l'été. Rock Werchter et le Graspop, les deux gros noms flamands prévus pour cette période, avaient déjà annulés depuis un moment. Mais côté francophone, on nourrissait encore des espoirs du côté des Francofolies, d'Esperanzah, de Dour, des Ardentes ou de LaSemo. Ces trois derniers ont été les premiers à annoncer leur annulation. Les Francofolies ont annoncé mercredi leur report. On attend encore des nouvelles officielles des autres...

"Que serait une édition de Dour avec 250.000 personnes masquées, une Red Bull Elektropedia Balzaal devant laquelle les festivalier·es seraient séparé·es les un·es des autres, et des tables devant la Last Arena sans possibilité de se rendre aux bars...", soupire-t-on ainsi du côté de Dour où la déception est flagrante. "Bien qu'attendue, cette décision est une énorme déception pour l'équipe de plus de mille personnes qui travaille sur LaSemo, souligne quant à lui Samuel Chappel, le directeur du festival enghiennois. Le cadre annoncé ne nous permet pas de mettre en place cette bouffée d'air frais que nous aurions aimé offrir au public." Toutefois, LaSemo pense organiser une formule adaptée de son édition 2021, respectant les mesures en vigueur et donc devant une jauge beaucoup plus restreinte.

Bénédicte Linard, ministre de la Culture en Fédération Wallonie-Bruxelles, s'est voulue rassurante de son côté: "Le monde culturel dispose désormais d'une date et d'un calendrier clair. Ce dernier met enfin tous les secteurs sur un même pied d'égalité et c'est un élément important. Les indicateurs évoluent positivement et il s'agit désormais d'avancer vers les étapes à venir. Il est en tout cas fondamental de maintenir un accès à toute la culture de façon inconditionnelle, dans le cadre d'une gestion de risques qui permet un meilleur équilibre entre la situation sanitaire et le bien-être de la population."

"En dépit de nos nombreux efforts collectifs à défendre notre secteur, avec l'espoir que notre ferveur et notre engagement fassent bouger les choses positivement pour l'été 2021, nous devons nous rendre à l'évidence: même si le secteur de la culture va doucement sortir de l'ombre, le Dour Festival quant à lui devra encore être patient", déplore l'organisation du festival hennuyer dans un communiqué qui a nous est parvenu quelques minutes après la fin de la conférence de presse du Comité de concertation. Des perspectives, il y en a pourtant. Et comme à chacune des nouvelles annonces d'assouplissement, celles-ci vont faire des heureux, mais aussi des frustrés. Commençons par les heureux:Les perdants de ces nouvelles mesures, ce sont sans doute les festivals qui auraient avoir eu lieu durant la première moitié de l'été. Rock Werchter et le Graspop, les deux gros noms flamands prévus pour cette période, avaient déjà annulés depuis un moment. Mais côté francophone, on nourrissait encore des espoirs du côté des Francofolies, d'Esperanzah, de Dour, des Ardentes ou de LaSemo. Ces trois derniers ont été les premiers à annoncer leur annulation. Les Francofolies ont annoncé mercredi leur report. On attend encore des nouvelles officielles des autres..."Que serait une édition de Dour avec 250.000 personnes masquées, une Red Bull Elektropedia Balzaal devant laquelle les festivalier·es seraient séparé·es les un·es des autres, et des tables devant la Last Arena sans possibilité de se rendre aux bars...", soupire-t-on ainsi du côté de Dour où la déception est flagrante. "Bien qu'attendue, cette décision est une énorme déception pour l'équipe de plus de mille personnes qui travaille sur LaSemo, souligne quant à lui Samuel Chappel, le directeur du festival enghiennois. Le cadre annoncé ne nous permet pas de mettre en place cette bouffée d'air frais que nous aurions aimé offrir au public." Toutefois, LaSemo pense organiser une formule adaptée de son édition 2021, respectant les mesures en vigueur et donc devant une jauge beaucoup plus restreinte.Bénédicte Linard, ministre de la Culture en Fédération Wallonie-Bruxelles, s'est voulue rassurante de son côté: "Le monde culturel dispose désormais d'une date et d'un calendrier clair. Ce dernier met enfin tous les secteurs sur un même pied d'égalité et c'est un élément important. Les indicateurs évoluent positivement et il s'agit désormais d'avancer vers les étapes à venir. Il est en tout cas fondamental de maintenir un accès à toute la culture de façon inconditionnelle, dans le cadre d'une gestion de risques qui permet un meilleur équilibre entre la situation sanitaire et le bien-être de la population."