Incorruptibles, cela ferait déjà bien longtemps que les Inrocks ne le seraient plus vraiment. Il y a seulement quelques jours, Acrimed pointait ainsi une étrange corrélation de plus entre quelques publicités pleines pages et le sommaire de la partie rédactionnelle du magazine. Il y a deux ans, dans le Gonzaï numéro 12 d'octobre 2015, Bester Langs balançait quant à lui un vieux secret commercial pas si bien gardé que ça: pour qu'une chanson figure sur le Sampler, autrement dit sur le CD que les Inrocks "offrent" régulièrement avec le magazine, il en coûte 2000 euros au label. Au sujet des tarifs et des pratiques en vigueur, il se raconte encore quelques légendes tenaces bien qu'invérifiables pour qui ne s'appelle pas Pascal Nègre ou Emmanuel de Buretel. Certains disent que ce n'est que normal. Après tout, Les Inrocks ne sont plus un fanzine de jeunes gens purs et durs depuis la fin des années 80. C'est aujourd'hui davantage un business, dont les pratiques ne sont pas foncièrement différentes, ni illégales, de celles des autres magazines français. On y achète de l'espace, on se renvoie des ascenseurs, on opère des stratégies. En...