Du Hunt: Showdown de Crytek au prochain Battlefield 2042 de DICE, les jeux de tir vus à la première personne cultivent, aujourd'hui, un photoréalisme épatant. Visuellement ces derniers explosent les monstres pixélisés du Doom originel de 1993. Ludiquement par contre, les FPS restent prisonniers de conventions et ne sortent que rarement de leur zone de confort. Moins révolutionnaire que les portails dimensionnels de Portal et les ralentis fous de Superhot, le...

Du Hunt: Showdown de Crytek au prochain Battlefield 2042 de DICE, les jeux de tir vus à la première personne cultivent, aujourd'hui, un photoréalisme épatant. Visuellement ces derniers explosent les monstres pixélisés du Doom originel de 1993. Ludiquement par contre, les FPS restent prisonniers de conventions et ne sortent que rarement de leur zone de confort. Moins révolutionnaire que les portails dimensionnels de Portal et les ralentis fous de Superhot, le shuriken géant de Boomerang X n'en offre pas moins une vraie bouffée d'air frais au genre. Inspiré de la célèbre arme de jet aborigène qui lui donne son nom, Boomerang X ouvre les portes d'un gameplay inédit et jubilatoire. Le gamer peut en effet se téléporter, à tout moment, sur un point de la trajectoire folle de son projectile (qui revient automatiquement dans ses mains). En pratique, viser le ciel permet ainsi de réaliser des sauts vertigineux et surhumains. Ce gimmick qui accélère également les déplacements au sol est ici exploité avec talent dans les différentes arènes de jeu parcourues. Ancré dans un Japon médiéval et mystique élégant mais narrativement pauvre, Boomerang X repose sur un enchaînement de salles où l'on aligne des vagues d'adversaires aériens, terrestres et aquatiques. Les vols planés et les dash singuliers du jeu se doublent en outre d'un bullet time, second élément indispensable à la survie. De quoi, par exemple, rester suspendu quelques secondes dans les airs pour trouver le bon angle d'attaque ou repérer une plateforme abritant un bouclier salvateur. Crapaud sauteur, diplodocus pataud, mite entourée d'alliés... Le bestiaire hétéroclite de Boomerang X pousse à sauter et à exécuter quelques dash prodigieux. Mieux: ce jeu offrant une visée semi-automatique (salvatrice sur Switch) se pare de finesses savoureuses. Stopper net sa course pour arrêter la téléportation ou éliminer en un seul coup spécial une nuée d'adversaires (pourvu qu'ils soient proches) permet d'affiner ses tactiques offensives. Ce gameplay parfaitement calibré mérite que l'on prenne son temps pour l'assimiler. Hélas, il ne se concentre que sur les combats et délaisse toute phase de plateforme ou de puzzle game... Zelda, reviens!