Plusieurs éléments nous permettent de nous réjouir de la diffusion d'Unité 42. Tout d'abord, c'est l'indice d'une bonne santé d'une fiction télé belge francophone qui commence doucement à prendre son envol, tout en restant ancrée dans des problématiques concrètes -pour le cas qui nous ...

Plusieurs éléments nous permettent de nous réjouir de la diffusion d'Unité 42. Tout d'abord, c'est l'indice d'une bonne santé d'une fiction télé belge francophone qui commence doucement à prendre son envol, tout en restant ancrée dans des problématiques concrètes -pour le cas qui nous occupe, la cybercriminalité. Elle confirme également l'avènement d'une écriture collective (comme dans le cas de La Trève et Ennemi Public) et -c'est important- pour le coup complètement féminine (Charlotte Joulia, Annie Carels et Julie Bertrand au scénario). Enfin, située à Bruxelles, la série suit les enquêtes en mode anti-héros de Samuel Leroy, flic veuf désoeuvré qui intègre une unité spécialisée en cybercriminalité, aux côtés d'une jeune idéaliste et hackeuse repentie, Billie Vebber. Patrick Ridremont dans le rôle de Sam et Constance Gay dans celui de Billie forment un duo contrasté dans la tradition des buddy cop movies. Lui, un peu empâté, qui aurait laissé griller Galilée sans sourciller, elle qui incarne les eaux troubles du Net et cette génération invisible qui hacke le monde et les individus du réel depuis leurs écrans et leurs codes cryptés. À mesure que les cas se succèdent, quelque chose prend forme au sein de ce binôme, dont l'évolution relationnelle est un des points forts d'une série qui n'en manque pas.