" J'aime bien Bruxelles...c'est une belle ville." Du haut du Wiels -l'ancienne brasserie de Forest transformée en centre d'art- la capitale ressemble à un énorme circuit de train électrique pour gosses. Trois lignes de chemin de fer filent vers le Midi, un mini-Atomium décore un bout d'horizon, le tout dans une armée de toits rouges. Le sens esthétique de Stef Kamil Carlens est moins brouillon que celui de Bruxelles. Que ce soit dans la tenue du jour de l'artiste, une intégrale black à l'exception de pompes marron, comme dans ce nouveau Making Sense of Infinity (lire notre critique en page 37). Moins sombre dans son propos, pourtant largement concerné par notre époque, que dans ses fringues. Venteux comme on l'éprouve désormais au jour le jour. Stef l'a peaufiné dans son antre d'Hoboken, ancienne scierie devenue à la fois sa maison et son studio. Deux bâtiments voisins y font face à des arbres généreux. " Un paradis", qui a demandé quinze ans de travaux -largement assumés par la famille Carlens- dans un ex-quartier...