L'adolescence, Noémie Lvovsky en avait déjà tâté, le temps d'un film particulièrement réussi d'ailleurs: c'était en 1999, et La vie ne me fait pas peur accompagnait ses quatre protagonistes au moment où l'âge ingrat se transforme en celui de tous les possibles. Treize ans plus tard, la perspective a quelque peu changé, et l'actrice-réalisatrice y revient au prix d'un voyage dans le temps, n£ud d'une comédie aussi savoureuse que sensible, Camille redouble ( lire critique page 30). Au c£ur de celle-ci, on trouve une femme dans la quarantaine à qui la vie n'a, de toute évidence, guère fait de cadeaux. Et qu'un artifice de cinéma va donc ramener au temps de ses 16 ans, pour renouer avec sa vie de lycéenne, établissant ainsi une continuité inattendue dans le parcours de la cinéaste. "Des questions que je me pose depuis l'adolescence et peut-être même depuis l'enfance courent de film en film, opine Noémie Lvovsky, de passage à Bruxelles...