Technique fallacieusement jugée modeste, la gravure sur bois est souvent regardée de haut. À la manière de piqûres de rappel d'un vaccin fait aux oublieuses sensibilités esthétiques contemporaines, Olivier Deprez (Binche, 1966) nous en inocule la précieuse expressivité à la faveur d'expositions salutaires faisant prendre conscience du lien qui se joue entre le corps et l'image au coeur de ce médium. Cette relation intime s'effectue par le biais du travail manuel. C'est à travers l'usage de la gouge, savamment dosée, que l'imaginaire prend ici forme. Une opération miraculeuse à proprement parler puisqu'elle transforme le "work" (le travail) en "werk" (qu'il faut comprendre au sens d'o...