Le foot est resté longtemps sur la touche du terrain littéraire. A part quelques convertis de la première heure comme Camus (ancien portier du Racing Universitaire d'Alger...), Giraudoux ou Maurois, rares étaient les gens de lettres à se compromettre avec ce sport qui met le feu aux émotions et réveille le feu de Bengale des instincts grégaires. Aimer le foot, c'était forcément penser avec ses pieds. Donc abdiquer toute espèce de réserve, de jugement, d'esprit critique. Les Anglais ont tiré les premiers sur ce snobisme de salon. A la fois parce que le prolétariat y nourrit la fiction comme nulle part ailleurs et parce que le foot coule da...