C'est un rituel reconduit d'année en année: à l'approche de la sélection cannoise, la planète cinéma est gagnée par la fébrilité, s'abandonnant sans guère de retenue au règne de la spéculation. 2010 n'a pas dérogé à la règle, qui donnait comme partants (pratiquement) certains Tree of Life de Terrence Malick, Somewhere de Sofia Coppola, ou encore la Potiche de François Ozon. De ceux-là, toutefois, nulle trace à l'arrivée. Pour tout dire, le programme concocté par Thierry Frémaux n'est point avare en surprises, même s'il s'inscrit dans la stricte observance de quelques règles cardinales, comme celle voulant que nombre d'habitués soient conviés à la fête. Ou encore celle voyant la manifestation, cadre traditionnel de la célébration du cinéma d'auteur -un postulat plus que jamais d'application cette année-, ménager diverses ouvertures vers le grand public.
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