Il n'y a pas qu'Arte (avec sa programmation cinématographique aux petits oignons) et BeTV (avec ses cérémonies d'ouverture et de clôture) pour célébrer la 72e édition du Festival de Cannes. France 5 propose ce dimanche un documentaire très historique sur les relations intimes et privil...

Il n'y a pas qu'Arte (avec sa programmation cinématographique aux petits oignons) et BeTV (avec ses cérémonies d'ouverture et de clôture) pour célébrer la 72e édition du Festival de Cannes. France 5 propose ce dimanche un documentaire très historique sur les relations intimes et privilégiées entre la Croisette et le 7e art. Prévu du 1er au 20 septembre 1939, le premier Festival de Cannes n'a pas eu lieu mais il a existé. L'année précédente, la politique a fait irruption à la Mostra de Venise. Sous la pression de Goebbels et d'Hitler, convaincus que le cinéma était l'arme de propagande la plus puissante de l'époque, l'événement a récompensé un film médiocre fasciste et un grand documentaire nazi. Tandis qu'en réaction germe l'idée d'un festival des nations libres, le débat fait rage. Faut-il prendre le risque de fâcher le Führer et Mussolini, de précipiter l'Europe dans la guerre pour du cinéma alors que les accords de Munich, fraîchement signés, assurent une paix fragile? Nourri par des interviews de l'ancien président du festival Gilles Jacob ou encore de la fille de Jean Zay (jadis ministre de l'Éducation nationale et des Beaux-Arts), d'historiens et de critiques, le documentaire de Julien Ouguergouz revient sur les racines du grand rendez-vous cinéphile, explique comment Cannes a doublé Biarritz et replace la genèse de l'événement dans son contexte politique tourmenté.