Il y a d'abord l'introduction, dans le parc de Tassili, en Algérie, en 2018: les oiseaux ne s'envolent plus. Ils viennent s'y installer et s'y laissent mourir. Il y a ensuite Ismaël Tayeb. Lieutenant dans un gang criminel de France, jusque-là occupé à faire la tournée des cafés, il se voit chargé par son patron de lui dénicher une pile nucléaire. Enfin, il y a Françoise, chercheuse qui observe des mutations d'insectes dans la région irradiée de Batna, près de Tassilli. Là où naguère eut lieu un grave accident nucléaire, et où Ismaël compte bien remettre en route un des derniers robots géants de l'armée française. Car oui, dans Le Dernier Atlas, un détail de l'Histoire a déraillé en 1918, créant une autre Histoire -une uchronie: la guerre d'Algérie n'a pas démarré en 1954, mais en 1968; Mitterrand a été élu en 1974; et, oui, la France a longtemps été fière, avant peut-être d'en être honteuse, de ses robots géants; de ses Atlas qui donnent son titre a un des meilleurs divertissements de l'année, qu'on pense bande dessinée, livres ou s...