Dans la programmation gargantuesque que propose la Biennale 2018-2019 de Mons, capitale culturelle, dès ce mois de septembre, avec la rétrospective consacrée a Niki de Saint Phalle en tête de gondole, on peut aussi découvrir, mais pour trois semaines seulement, une petite exposition a priori improbable à la Maison Folie, mêlant l'artiste situationniste et pluridisciplinaire Jan Bucquoy, le dessinateur Tito, le flic Daniel Jaunes, apparu en 1980 dans le magazine Circus, le fameux dépeceur de Mons (une des dernières grandes énigmes criminelles du pays), mais aussi des sorcières, des druides ou des gourous. Soit "la rivière sombre qui coule sous Mons ", explique Hervé Algrain, concepteur de cette étrange Année en enfer qui se propose d'explorer les histoires criminelles de la ville via une fiction scénographiée autour de Daniel Jaunes, le flic torturé dessiné par Tito sur des textes de Jan Bucquoy. "Une exposition qui doit se vivre comme une série télé mentale, où chaque salle est un épisode, vu de la tête de Jaunes. Avec en plus, du son, des odeurs... Une expérience nouvelle, et surtout pas une exposition BD! Les villes mettent toujours en avant leurs belles histoires, leur storytelling, mais le portrait n'est pas com...