Un dernier exemple récent au hasard. Un internaute, interpellé par sa lecture du livre jeunesse On a chopé la puberté et qu'il jugeait sexiste, postait sur Twitter, puis sur Facebook, quelques extraits "scandaleux". Le lendemain, une pétition demandant le retrait du livre des librairies récoltait près de 150.000 signatures, son éditeur annonçait que le livre ne serait jamais réimprimé et son illustratrice déclarait arrêter tout simplement la série dont les illustrations étaient tirées, série qu'elle menait, et dont elle vivait en partie, depuis plusieurs années. 148.294 signataires réclamant l'autodafé d'un livre jeunesse tiré à 3.000 exemplaires, et dont les auteurs sont désormais marqués, sans doute à vie, du sceau de l'infamie: ils ne pourront plus jamais apparaître dans les recherches Google sans être associés à ce minuscule épisode de leur vie professionnelle.
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