En 1991, près d'un an après les avoir montrées lors de la Biennale de Venise, Jeff Koons expose 26 pièces sulfureuses à la galerie Sonnabend de New York. Le résultat est immédiat: la critique le voue aux gémonies. Il est désormais un "pauvre publicitaire opportuniste"... quand il n'est pas taxé de "pornographe" par les conservateurs catholiques. Ces étiquettes vont lui coller à la peau. A tel point qu'aujourd'hui, on a coutume de balayer le travail du plasticien américain d'un revers de la main. Laurent de Sutter réexamine le dossier Koons à la faveur d'un ouvrage brillant et nourri, Pornographie du contemporain (1), qui multiplie les détours (Le Bernin, Walter Benjamin, Marcel Duchamp, Charles Baudelaire...).
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