Spike Lee a fait cette annonce d'emblée, alors qu'il était censé annoncer le prix d'interprétation masculine.

Après confirmation de son sacre en fin de cérémonie, Julia Ducournau est montée sur scène pour recevoir la prestigieuse Palme d'or.

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"Quand j'étais petite, c'était un rituel chez nous de regarder la cérémonie de clôture avec mes parents et j'étais persuadée que tous les films primés devaient être parfaits (...)", s'est rappelée la cinéaste. "Maintenant, je suis ici. Mon film n'est pas parfait. On dit même de lui qu'il est monstrueux. La monstruosité qui fait peur à certains et qui traverse mon travail est une force pour repousser les limites de la normalité", a-t-elle poursuivi.

La jeune femme a ensuite remercié le jury de reconnaitre "le besoin avide et viscéral que nous avons d'un monde plus fluide et plus inclusif, d'appeler à plus de diversité dans nos expériences au cinéma et dans nos vies et de laisser rentrer les monstres".

La Française, récompensée pour Titane, devient la deuxième réalisatrice couronnée de l'histoire du festival 28 ans après Jane Campion.

Après avoir marqué les esprits sur la Croisette en 2016 avec Grave, film choc sur fond de cannibalisme, Julia Ducournau revient cette fois avec un thriller métaphysique.

Coproduit par la société belge Frakas Productions et soutenu par la FWB, le long-métrage est distribué en Belgique par O'Brother Distribution.

Spike Lee a fait cette annonce d'emblée, alors qu'il était censé annoncer le prix d'interprétation masculine. Après confirmation de son sacre en fin de cérémonie, Julia Ducournau est montée sur scène pour recevoir la prestigieuse Palme d'or. "Quand j'étais petite, c'était un rituel chez nous de regarder la cérémonie de clôture avec mes parents et j'étais persuadée que tous les films primés devaient être parfaits (...)", s'est rappelée la cinéaste. "Maintenant, je suis ici. Mon film n'est pas parfait. On dit même de lui qu'il est monstrueux. La monstruosité qui fait peur à certains et qui traverse mon travail est une force pour repousser les limites de la normalité", a-t-elle poursuivi. La jeune femme a ensuite remercié le jury de reconnaitre "le besoin avide et viscéral que nous avons d'un monde plus fluide et plus inclusif, d'appeler à plus de diversité dans nos expériences au cinéma et dans nos vies et de laisser rentrer les monstres". La Française, récompensée pour Titane, devient la deuxième réalisatrice couronnée de l'histoire du festival 28 ans après Jane Campion. Après avoir marqué les esprits sur la Croisette en 2016 avec Grave, film choc sur fond de cannibalisme, Julia Ducournau revient cette fois avec un thriller métaphysique. Coproduit par la société belge Frakas Productions et soutenu par la FWB, le long-métrage est distribué en Belgique par O'Brother Distribution.