Laquelle, ayant adopté une apparence humaine -et quelle enveloppe corporelle, Scarlett Johansson, démontrant, après le Her de Spike Jonze, son appétence pour les projets hors normes-, va sillonner les routes écossaises à bord d'une camionnette, à la recherche d'inconnus pas insensibles à son sex-appeal. Et de les attirer dans ses filets -un magma noir brillant où ses victimes s'enfoncent à mesure que leur hôtesse se dévoile, elle, toujours plus généreusement.

Sur les motivations de sa protagoniste centrale, dont le film adopte le point de vue exclusif, et du motard suivant de loin en loin ses allées et venues, on n'en saura guère plus. Adaptant fort librement le roman éponyme de Michael Faber, Jonathan Glazer (Sexy Beast, Birth) privilégie en effet l'abstraction, installant d'entrée son propos dans une bulle étrange, pour ensuite inviter le spectateur à un voyage mental et sensoriel, saturant son horizon visuel glacé de la bande-son de Mica Levi. Fusionnant encore science-fiction et réalisme quasi-documentaire -les cibles de l'extra-terrestre sont généralement filmées en caméras cachées-, et donnant au passage quelque vision blême de l'Ecosse, le film a le don d'intriguer, tout en se posant en parabole sensible sur l'aliénation. Soit un ovni dont la superficialité apparente n'entame en rien le pouvoir de fascination, et une dérive extra-terrestre impeccablement (dés)incarnée par Scarlett Johansson, jusqu'à soulever, en définitive, de fort humaines questions.

DE JONATHAN GLAZER. AVEC SCARLETT JOHANSSON, JEREMY MCWILLIAMS, LINDSEY TAYLOR MACKAY. 1 H 47. SORTIE: 25/06.

Voir aussi: notre rencontre avec l'actrice

Laquelle, ayant adopté une apparence humaine -et quelle enveloppe corporelle, Scarlett Johansson, démontrant, après le Her de Spike Jonze, son appétence pour les projets hors normes-, va sillonner les routes écossaises à bord d'une camionnette, à la recherche d'inconnus pas insensibles à son sex-appeal. Et de les attirer dans ses filets -un magma noir brillant où ses victimes s'enfoncent à mesure que leur hôtesse se dévoile, elle, toujours plus généreusement. Sur les motivations de sa protagoniste centrale, dont le film adopte le point de vue exclusif, et du motard suivant de loin en loin ses allées et venues, on n'en saura guère plus. Adaptant fort librement le roman éponyme de Michael Faber, Jonathan Glazer (Sexy Beast, Birth) privilégie en effet l'abstraction, installant d'entrée son propos dans une bulle étrange, pour ensuite inviter le spectateur à un voyage mental et sensoriel, saturant son horizon visuel glacé de la bande-son de Mica Levi. Fusionnant encore science-fiction et réalisme quasi-documentaire -les cibles de l'extra-terrestre sont généralement filmées en caméras cachées-, et donnant au passage quelque vision blême de l'Ecosse, le film a le don d'intriguer, tout en se posant en parabole sensible sur l'aliénation. Soit un ovni dont la superficialité apparente n'entame en rien le pouvoir de fascination, et une dérive extra-terrestre impeccablement (dés)incarnée par Scarlett Johansson, jusqu'à soulever, en définitive, de fort humaines questions. DE JONATHAN GLAZER. AVEC SCARLETT JOHANSSON, JEREMY MCWILLIAMS, LINDSEY TAYLOR MACKAY. 1 H 47. SORTIE: 25/06.Voir aussi: notre rencontre avec l'actrice