Quitte à y perdre au passage cette sophistication sociale et culturelle dont s'enorgueillit fièrement l'homme moderne, persuadé d'avoir atteint un promontoire inédit dans l'Histoire de l'humanité l'autorisant à prendre de haut son passé, et singulièrement ses épisodes les plus grégaires. Mais voilà, le prix à payer de cette rationalisation, qui est le carburant principal de notre ascension vertigineuse dans le règne animal, se révèle exorbitant, tant sur le plan individuel avec son lot de névroses et de dépressions, qu'à une échelle plus globale, avec cette catastrophe climatique annoncée et l'échec du politique à calmer les ardeurs d'un néolibéralisme jamais rassasié.
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