À Cannes, en mai dernier, où son Daim avait l'honneur de faire l'ouverture de la Quinzaine des Réalisateurs, Quentin Dupieux, le roi de l'absurde, se plaisait à le répéter: "En réalisant un film, je ne cherche jamais à produire un commentaire sur quoi que ce soit." Avant d'ajouter, tout sourire: "Je crois sincèrement que ma plus grande qualité en tant que cinéaste, c'est que bien souvent, en tournant, je ne sais absolument pas ce que je suis en train de faire." À l'instar de ses personnages, doux dingues dont les lubies recouvrent d'infinies béances, Le Daim (lire la critique) est un film multi-couches qui vient gratter l'inconscient, improbable comédie aux accents horrifiques traitant de la question de la liberté, de l'idée de faire peau neuve en enfilant un blouson à franges.
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