Jeune quadra né au Guatemala à la fin des années 70, Jayro Bustamante a étudié la réalisation au CLCF, le Conservatoire libre du cinéma français, à Paris, et s'exprime avec une grande précision dans la langue de Voltaire. À la Berlinale, en février dernier, il est venu défendre son deuxième long métrage, Temblores (lire la critique du film), à l'endroit même où tout a commencé pour lui. Situant son action dans une plantation de café arrimée sur les pentes d'un volcan, Ixcanul, son tout premier film, y avait en effet été primé en 2015. "Il me tenait à coeur de revenir ici avec un objet radicalement différent. Sur la forme, en tout cas. Parce qu'au fond, María dans Ixcanul et Pablo aujourd'hui dans Temblores font face à une problématique très similaire. Ils aspirent à la liberté dans une société qui contraint leurs modes de vie. Ils viennent buter sur le poids des traditions, une certaine hypocrisie également."
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