Voilà 38 jours que Sonia (Sara Giraudeau) lui a annoncé mettre leur relation sur "pause". Et 38 jours qu'Adrien (Benjamin Lavernhe) balise, passant par tous les états, de la complaisance au désespoir. Quand il n'attend pas comme là, coincé dans un dîner de famille assommant, qu'elle réponde au SMS qu'il vient de lui envoyer. Moment où il perçoit, dans son blues semi-comateux, que son futur beau-frère vient de lui demander de faire un discours au mariage. Et son angoisse de se muer en panique, tandis que les possibilités d'esquive se dérobent...

D'un roman de Fabrice Caro réputé inadaptable, Laurent Tirard (Le Petit Nicolas, Un homme à la hauteur...) tire une comédie savoureuse, s'insinuant dans l'esprit de son personnage dépressif, et transcendant le carcan du repas familial par sa narration sinueuse et la fantaisie de sa mise en scène. À quoi s'ajoute l'impeccable composition de Benjamin Lavernhe, variant les humeurs comme les versions du discours rythmant le récit, pour donner du chaos l'habitant une vision sensible, où la mélancolie le dispute à la légèreté

Comédie. De Laurent Tirard. Avec Benjamin Lavernhe, Julia Piaton, Kyan Khojandi. 1h28. Sortie: 23/06. ***(*)

>> Lire aussi notre interview de Laurent Tirard.

Voilà 38 jours que Sonia (Sara Giraudeau) lui a annoncé mettre leur relation sur "pause". Et 38 jours qu'Adrien (Benjamin Lavernhe) balise, passant par tous les états, de la complaisance au désespoir. Quand il n'attend pas comme là, coincé dans un dîner de famille assommant, qu'elle réponde au SMS qu'il vient de lui envoyer. Moment où il perçoit, dans son blues semi-comateux, que son futur beau-frère vient de lui demander de faire un discours au mariage. Et son angoisse de se muer en panique, tandis que les possibilités d'esquive se dérobent... D'un roman de Fabrice Caro réputé inadaptable, Laurent Tirard (Le Petit Nicolas, Un homme à la hauteur...) tire une comédie savoureuse, s'insinuant dans l'esprit de son personnage dépressif, et transcendant le carcan du repas familial par sa narration sinueuse et la fantaisie de sa mise en scène. À quoi s'ajoute l'impeccable composition de Benjamin Lavernhe, variant les humeurs comme les versions du discours rythmant le récit, pour donner du chaos l'habitant une vision sensible, où la mélancolie le dispute à la légèreté