Jean-Pierre Bacri semblait taillé pour ce rôle de quinqua sans histoire, terne et un peu lâche, débitant ses observations ennuyeuses à mourir -littéralement- sur l'existence tandis qu'il promène sa solitude de colporteur dans la tristesse endémique des zonings de province. Derrière la caméra, Michel Leclerc (Le Nom des gens, Télé gaucho) amène la crise identitaire ciblée par le roman de Jonathan Coe sur un terrain résolument franchouillard, traquant l'humour beauf et dépressif -un chapelet de blagues un peu rances autour d'un GPS- dans des situations à l'absurdité souvent trop ostentatoire. Mais quand il hume enfin sans ironie le parfum d'aventure tapi au coeur même du drame ordinaire, son film parfois désarme, donnant à ressentir l'envie d'avoir envie d'un homme à la dérive.

DE MICHEL LECLERC. AVEC JEAN-PIERRE BACRI, MATHIEU AMALRIC, VALERIA GOLINO. 1H41. SORTIE: 16/12.

Jean-Pierre Bacri semblait taillé pour ce rôle de quinqua sans histoire, terne et un peu lâche, débitant ses observations ennuyeuses à mourir -littéralement- sur l'existence tandis qu'il promène sa solitude de colporteur dans la tristesse endémique des zonings de province. Derrière la caméra, Michel Leclerc (Le Nom des gens, Télé gaucho) amène la crise identitaire ciblée par le roman de Jonathan Coe sur un terrain résolument franchouillard, traquant l'humour beauf et dépressif -un chapelet de blagues un peu rances autour d'un GPS- dans des situations à l'absurdité souvent trop ostentatoire. Mais quand il hume enfin sans ironie le parfum d'aventure tapi au coeur même du drame ordinaire, son film parfois désarme, donnant à ressentir l'envie d'avoir envie d'un homme à la dérive.