Histoire de s'autoriser une certaine licence créative, l'actrice-réalisatrice a choisi de rebaptiser la chanteuse Aline Dieu, décalage léger ayant le don d'installer le film dans un espace lui appartenant, l'hommage plutôt respectueux s'y teintant d'ironie bienvenue. Et de s'immiscer, à la fin des années 60, dans le Québec profond, au sein de la famille Dieu, Sylvette (Danielle Fichaud), Anglomard (Roc LaFortune) et leur bientôt quatorze enfants, la petite dernière, Aline, ayant, à l'évidence, une voix d'exception. Si bien que le producteur Guy-Claude (Sylvain Marcel) décide, sur foi d'une cassette, d'en faire "la plus grande chanteuse du monde". La suite relate, plus ou moins fidèlement, l'irrésistible ascension de Céline Dion/Aline Dieu et ses à-côtés, sa relation avec son producteur en particulier. Le destin de la star, Valérie Lemercier a choisi, en effet, de l'envisager sous l'angle d'une histoire d'amour hors norme avec, du reste, un côté fleur bleue totalement assumé -comme un contrepoint au barnum kitsch/z paillettes obligé. Porté par une composition contorsionniste de Valérie Lemercier tenant du tour de force, le résultat est à la fois enlevé et drôle, tout en trouvant un ton propre, à équidistance de l'hagiographie et de la parodie. Mieux même, Aline réussit à troubler quand il s'autorise des lignes de fuite, le temps, par exemple, d'une rare escapade à Las Vegas confrontant Céline à des clones d'Elvis et à l'abîme. Une bonne surprise.

De et avec Valérie Lemercier. Avec Sylvain Marcel, Danielle Fichaud, Roc Lafortune. 2h06. Sortie: le 10/11. ***(*)

Lire aussi notre portrait de Valérie Lemercier.

Histoire de s'autoriser une certaine licence créative, l'actrice-réalisatrice a choisi de rebaptiser la chanteuse Aline Dieu, décalage léger ayant le don d'installer le film dans un espace lui appartenant, l'hommage plutôt respectueux s'y teintant d'ironie bienvenue. Et de s'immiscer, à la fin des années 60, dans le Québec profond, au sein de la famille Dieu, Sylvette (Danielle Fichaud), Anglomard (Roc LaFortune) et leur bientôt quatorze enfants, la petite dernière, Aline, ayant, à l'évidence, une voix d'exception. Si bien que le producteur Guy-Claude (Sylvain Marcel) décide, sur foi d'une cassette, d'en faire "la plus grande chanteuse du monde". La suite relate, plus ou moins fidèlement, l'irrésistible ascension de Céline Dion/Aline Dieu et ses à-côtés, sa relation avec son producteur en particulier. Le destin de la star, Valérie Lemercier a choisi, en effet, de l'envisager sous l'angle d'une histoire d'amour hors norme avec, du reste, un côté fleur bleue totalement assumé -comme un contrepoint au barnum kitsch/z paillettes obligé. Porté par une composition contorsionniste de Valérie Lemercier tenant du tour de force, le résultat est à la fois enlevé et drôle, tout en trouvant un ton propre, à équidistance de l'hagiographie et de la parodie. Mieux même, Aline réussit à troubler quand il s'autorise des lignes de fuite, le temps, par exemple, d'une rare escapade à Las Vegas confrontant Céline à des clones d'Elvis et à l'abîme. Une bonne surprise.