Niki de Saint Phalle, esthétique du rapport de force

11/10/18 à 09:21 - Mise à jour à 09:21
Du Le Vif/L'Express du 27/09/18

À Mons, la rétrospective du BAM prouve que Niki de Saint Phalle, loin de la désinvolture derrière laquelle elle se cachait, laisse une oeuvre marquée par la violence, la domination et la colère.

Le 12 février 1961, le dos voûté et la mâchoire contractée, Niki de Saint Phalle, qui a alors 30 ans, ferme un oeil et ajuste le canon de sa carabine. Ayant bon nombre de comptes à régler, elle est bien décidée à ne pas manquer la cible. Sur le point d'appuyer sur la détente, celle qui sera un jour la femme du sculpteur et peintre suisse Jean Tinguely ignore que le coup de feu qui suivra va la propulser à l'avant-plan de la scène artistique internationale. Elle ne sait pas davantage que l'action de la gâchette lui permettra d'accéder au cénacle des figures marquantes de l'histoire de l'art mondiale. Cela fait un moment, depuis 1953 pour être précis, que la jeune femme, qui a divorcé un an plus tôt de l'écrivain Harry Mathews (lui laissant la garde de leurs deux enfants), a décidé d'embrasser une carrière artistique.
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