"Maintenir la culture ouverte (musées, théâtres, cinémas, etc.) était essentiel tant pour le public que les professionnels, même si la limitation des jauges est un nouveau coup dur pour le secteur culturel, à l'image des restrictions qui touchent l'ensemble de notre société", a commenté la ministre Ecolo, sur Twitter.

Mme Linard fait observer que depuis le début de la crise, la Fédération a déjà dégagé plus de 100 millions d'euros d'aide pour soutenir le secteur. "J'attends des autres niveaux de pouvoir qu'ils prennent aussi leur part", dit-elle.

De nouvelles concertations avec le secteur sont prévues dès lundi.

"La culture fait partie de la solution en permettant de tisser des liens et de nous évader, mais aussi de réfléchir à ce que nous vivons aujourd'hui. Il est essentiel de lui permettre de continuer de rencontrer tous ses publics", plaide la ministre francophone.

Parmi les nouvelles mesures décidées vendredi en comité de concertation, les événements, représentations culturelles et congrès à l'intérieur sont autorisés sous certaines conditions, dont un maximum de 200 personnes, portant le masque, assises et disposant d'un CST dès qu'elles sont au moins 50. À partir de samedi, les événements de plus de 4.000 personnes ne pourront plus avoir lieu.

"Des décisions désastreuses" pour le secteur de la culture

"Choqués", "stupéfaits", "incrédules"... Les acteurs du secteur culturel n'ont pas mâché leurs mots à l'issue du Comité de concertation (Codeco), réuni vendredi pour renforcer les mesures de précaution sanitaire face à la quatrième vague épidémique. Tous plaident pour une vision à long terme et une approche qui tienne compte de la situation réelle.

"Nous sommes choqués", s'est exclamée la secrétaire générale de la Fédération des employeurs des Arts de la scène (FEAS), Françoise Havelange. "C'est de la déconsidération totale pour le secteur culturel, alors que l'on sait très bien que les salles ne sont pas des lieux de contamination".

Pour La Monnaie, Bozar, l'Orchestre National, le Théâtre National et le KVS, "appliquer à tous une jauge maximale n'a aucun sens, car chaque salle est différente et la somme de 200 personnes représente dans certaines maisons la moitié de la capacité totale et dans d'autres, seulement un sixième", s'indignent-ils dans un communiqué commun.

Pour la salle de concerts Het Depot à Louvain, limiter le public à 200 personnes assises, "revient de facto à fermer", regrette son directeur Mike Naert.

Les risques de propagation limités

Nombre d'acteurs soulignent amèrement les efforts déployés ces derniers mois pour garantir la sécurité du public lors des représentations culturelles. "Il y a deux ans, avec la panique liée au début de la pandémie, nous pouvions comprendre une fermeture, mais aujourd'hui, avec le CST, les masques, les parterres assis, la ventilation, etc. nous disposons d'un modus operandi à même de limiter grandement les risques de propagation", rappelle la directrice de Forest National, Coralie Berael.

L'Opéra royal Wallonie-Bruxelles dit également avoir découvert les décisions du Codeco "avec stupéfaction et incrédulité". "Ces décisions, prises en dépit des nombreuses études réalisées en Europe ces derniers mois, qui montrent que les salles de spectacle ne sont pas des lieux de transmission du virus, sont pour nous extrêmement dommageables à l'exercice des métiers de la culture, mais également à la mission éducative des institutions culturelles", déplore l'institution.

"Nous voulons bien nous montrer solidaires, mais nous attendons la même solidarité de la part des autorités", ajoute l'Ancienne Belgique. "Une fermeture se fait sentir pendant des mois, après quoi nous devons regagner la confiance du public. Nous espérons que les autorités reviendront rapidement avec un plan de soutien à long terme", ajoute la salle de concerts bruxelloise.

Nombre d'acteurs se disent par ailleurs "parfaitement en capacité de mesurer et de contrôler chaque représentation pour assurer que tout est sécurisé, tant pour les artistes que pour le public et le personnel".

"Nous osons espérer que la concertation avec le gouvernement demeurera possible de manière à éviter une adaptation constante des règles, ce qui nous permettra d'établir une vision à long terme que nous pourrons appliquer objectivement pour les mois ou les années à venir, tant que nous devrons vivre avec ce virus", concluent La Monnaie, Bozar, l'Orchestre National, le Théâtre National et le KVS.

"Maintenir la culture ouverte (musées, théâtres, cinémas, etc.) était essentiel tant pour le public que les professionnels, même si la limitation des jauges est un nouveau coup dur pour le secteur culturel, à l'image des restrictions qui touchent l'ensemble de notre société", a commenté la ministre Ecolo, sur Twitter. Mme Linard fait observer que depuis le début de la crise, la Fédération a déjà dégagé plus de 100 millions d'euros d'aide pour soutenir le secteur. "J'attends des autres niveaux de pouvoir qu'ils prennent aussi leur part", dit-elle. De nouvelles concertations avec le secteur sont prévues dès lundi. "La culture fait partie de la solution en permettant de tisser des liens et de nous évader, mais aussi de réfléchir à ce que nous vivons aujourd'hui. Il est essentiel de lui permettre de continuer de rencontrer tous ses publics", plaide la ministre francophone.Parmi les nouvelles mesures décidées vendredi en comité de concertation, les événements, représentations culturelles et congrès à l'intérieur sont autorisés sous certaines conditions, dont un maximum de 200 personnes, portant le masque, assises et disposant d'un CST dès qu'elles sont au moins 50. À partir de samedi, les événements de plus de 4.000 personnes ne pourront plus avoir lieu. "Choqués", "stupéfaits", "incrédules"... Les acteurs du secteur culturel n'ont pas mâché leurs mots à l'issue du Comité de concertation (Codeco), réuni vendredi pour renforcer les mesures de précaution sanitaire face à la quatrième vague épidémique. Tous plaident pour une vision à long terme et une approche qui tienne compte de la situation réelle. "Nous sommes choqués", s'est exclamée la secrétaire générale de la Fédération des employeurs des Arts de la scène (FEAS), Françoise Havelange. "C'est de la déconsidération totale pour le secteur culturel, alors que l'on sait très bien que les salles ne sont pas des lieux de contamination". Pour La Monnaie, Bozar, l'Orchestre National, le Théâtre National et le KVS, "appliquer à tous une jauge maximale n'a aucun sens, car chaque salle est différente et la somme de 200 personnes représente dans certaines maisons la moitié de la capacité totale et dans d'autres, seulement un sixième", s'indignent-ils dans un communiqué commun. Pour la salle de concerts Het Depot à Louvain, limiter le public à 200 personnes assises, "revient de facto à fermer", regrette son directeur Mike Naert. Nombre d'acteurs soulignent amèrement les efforts déployés ces derniers mois pour garantir la sécurité du public lors des représentations culturelles. "Il y a deux ans, avec la panique liée au début de la pandémie, nous pouvions comprendre une fermeture, mais aujourd'hui, avec le CST, les masques, les parterres assis, la ventilation, etc. nous disposons d'un modus operandi à même de limiter grandement les risques de propagation", rappelle la directrice de Forest National, Coralie Berael. L'Opéra royal Wallonie-Bruxelles dit également avoir découvert les décisions du Codeco "avec stupéfaction et incrédulité". "Ces décisions, prises en dépit des nombreuses études réalisées en Europe ces derniers mois, qui montrent que les salles de spectacle ne sont pas des lieux de transmission du virus, sont pour nous extrêmement dommageables à l'exercice des métiers de la culture, mais également à la mission éducative des institutions culturelles", déplore l'institution. "Nous voulons bien nous montrer solidaires, mais nous attendons la même solidarité de la part des autorités", ajoute l'Ancienne Belgique. "Une fermeture se fait sentir pendant des mois, après quoi nous devons regagner la confiance du public. Nous espérons que les autorités reviendront rapidement avec un plan de soutien à long terme", ajoute la salle de concerts bruxelloise. Nombre d'acteurs se disent par ailleurs "parfaitement en capacité de mesurer et de contrôler chaque représentation pour assurer que tout est sécurisé, tant pour les artistes que pour le public et le personnel". "Nous osons espérer que la concertation avec le gouvernement demeurera possible de manière à éviter une adaptation constante des règles, ce qui nous permettra d'établir une vision à long terme que nous pourrons appliquer objectivement pour les mois ou les années à venir, tant que nous devrons vivre avec ce virus", concluent La Monnaie, Bozar, l'Orchestre National, le Théâtre National et le KVS.