Du plus embarrassant au plus dénudé, les plus gros couacs de l’Histoire des Oscars (vidéos)

Le plus burlesque © GETTY IMAGES
Jean-François Pluijgers
Jean-François Pluijgers Journaliste cinéma

La 91e cérémonie des Oscars se déroulera dans la nuit de dimanche à lundi. Sans présentateur, suite au retrait forcé de l’humoriste Kevin Hart. Mais pas à l’abri des imprévus pour autant…

C’est un précédent dont l’Académie se serait sans doute bien passée: à quelques jours de la 91e cérémonie des Oscars (lire encadré), on parle moins des films en lice que des remous entourant cette édition. Au premier rang desquels le retrait du présentateur annoncé Kevin Hart, l’acteur et humoriste, star de Ride Along et Central Intelligence, mais aussi de The Upside, remake américain d’Intouchables, ayant été rattrapé par d’anciens tweets homophobes. La soirée se passera donc de Monsieur Loyal, en quoi le bon goût sort sans doute gagnant. Pas sûr pour autant qu’elle se déroule sans incidents, les esprits étant d’ailleurs échauffés par la décision des organisateurs de récompenser certaines catégories, et non des moindres -montage, photographie… -, pendant les publicités. L’occasion d’un retour sur quelques couacs ayant émaillé la riche Histoire des Academy Awards…

Le plus burlesque

2017: « And the Academy Award for Best Picture… La La Land »: Warren Beatty et Faye Dunaway, le mythique couple de Bonnie and Clyde, sont associés pour remettre l’Oscar du meilleur film. Une erreur d’enveloppe et un cafouillage indescriptible plus loin, et le prix est attribué indûment à La La Land, déjà lauréat de six statuettes, avant que Moonlight, de Barry Jenkins, ne soit rétabli dans ses droits, dans la plus grande des confusions. « This is not a joke« , mais un fameux pataquès…

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Le plus politique

1973: Nominé dans onze catégories, The Godfather, de Francis Ford Coppola, remporte trois Oscars: meilleur film, meilleur scénario et meilleur acteur pour Marlon Brando. Absent de la cérémonie, celui-ci y a délégué l’actrice apache Sacheen Littlefeather pour… refuser la statuette en son nom, en raison de la façon dont les Indiens américains sont traités par l’industrie du cinéma. Les huées fusent, et le tollé est considérable, Clint Eastwood et John Wayne notamment ironisant sur l’attitude de Brando…

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Le plus vipérin

1963: Entre Bette Davis et Joan Crawford, partenaires dans What Ever Happened to Baby Jane?, de Robert Aldrich, il y a une haine farouche. Furieuse d’apprendre que sa rivale a été nominée pour sa prestation dans le film, la seconde demande aux autres actrices citées l’autorisation de venir chercher leur statuette à leur place si, d’aventure, elles ne pouvaient assister à la cérémonie. Et d’apparaître triomphante sur scène à la place d’Anne Bancroft, lauréate pour The Miracle Worker, d’Arthur Penn.

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Le plus embarrassant

Du plus embarrassant au plus dénudé, les plus gros couacs de l'Histoire des Oscars (vidéos)
© GETTY IMAGES

1934: Lady for a Day est nominé dans quatre catégories. Quand Will Rogers, ouvrant l’enveloppe contenant le nom du meilleur réalisateur, annonce « Come up, and get it, Frank!…« , Frank Capra se lève et se précipite vers la scène, tout à sa joie. Pour découvrir que l’heureux gagnant n’est autre que… Frank Lloyd, pour Cavalcade. Capra se rattrapera l’année suivante (photo) avec It Happened One Night, lauréat de cinq Oscars, dont meilleur film et meilleur réalisateur…

Le plus dénudé

1974: La 46e cérémonie des Oscars consacre le triomphe de The Sting, de George Roy Hill, lauréat de sept trophées. Mais le clou de la soirée reste ce moment inoubliable où le photographe Robert Opel, un « streaker », traverse la scène dans le plus simple appareil, faisant un signe de paix. Un temps décontenancé, David Niven, qui officiait comme présentateur, prend la chose avec humour (anglais):  » The only laugh that man will ever get in his life is by stripping off and showing his shortcomings. »

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91e cérémonie des Oscars

Lundi 25/2, 23h00, Be 1.

Elle a déjà solidement fait parler d’elle, la 91e Cérémonie des Oscars. Et pas spécialement pour de bonnes raisons. Cette année, la grand-messe du cinéma hollywoodien n’aura pas de présentateur suite au retrait de l’humoriste et comédien Kevin Hart pour cause de vieux tweets homophobes. Dans le but de raccourcir l’événement, quatre catégories verront leurs lauréats annoncés pendant les coupures publicitaires. Suscitant notamment l’énervement de Guillermo del Toro (« La photographie et le montage sont au coeur de notre artisanat », défendait-il). Comme si tout ça ne suffisait pas, les parents d’un enfant de deux ans torturé et assassiné par deux jeunes garçons en 1993 à Liverpool réclament qu’un court métrage soit retiré de la liste des nominations. Detainment (Garde à vue) se présente comme une histoire vraie basée sur les retranscriptions des entretiens entre les deux meurtriers et la police. And the winner is… J.B.

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