Cannes: Lost River de Ryan Gosling, ambiance rock’n’roll

Iain De Caestecker, Christina Hendricks, Ryan Gosling et Geoffrey Arend, avant la projection de Lost River (Un Certain Regard). © REUTERS/Yves Herman
Jean-François Pluijgers
Jean-François Pluijgers Journaliste cinéma

Le film du jour (8). Ambiance rock’n’roll, mardi soir, à la Salle Debussy, pour la présentation de Lost River, le premier film réalisé par Ryan Gosling, assurément l’un des événements du festival.

La star de Drive signe là un film trip, à mi-chemin du cauchemar et du conte de fées, sur les pas d’une famille – une mère célibataire et ses deux enfants – tentant de survivre à un environnement en voie de désintégration: à l’instar de Only Lovers Left Alive, de Jim Jarmusch, Lost River à été tourné à Detroit, dont les décombres fumants offrent un décor idoine au récit.

À la suite de ses personnages, Gosling arpente les cendres du rêve américain au gré d’une narration pour le moins erratique, qui semble se déliter entre cité engloutie et boîte de nuit glauque. Si le résultat ne convainc guère, reste un film sous forte influence de Nicolas Winding Refn et de David Lynch, dont la fulgurance plastique – la photographie de Benoît Debie est incroyable – compense les lacunes criantes.

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