
Dans la nouvelle série BD dystopique Islander, les migrants, c’est nous!
Avec Islander, le duo de choc formé par l’écrivain Caryl Férey et le dessinateur Corentin Rouge frappe fort et renverse les perspectives.
Islander T. 1 – L’Exil
de Caryl Férey et Corentin Rouge, éditions Glénat, 160 p.
La cote de Focus: 3,5/5
Le camp de réfugiés du Havre est au bord de l’explosion. L’arrivée massive de migrants tentant de quitter le continent prend de court les autorités, qui se permettent désormais tous les excès de violence –et cette déshumanisation n’ira que crescendo. Une situation dont on ne s’émeut pourtant même plus, ou à peine. Si ce n’est que cette fois, les migrants, c’est nous. L’Europe a été ravagée par la main de l’homme –«plus rien ne pousse»– et une poignée d’individus tentent désormais, à tout prix, de rejoindre l’Islande, elle-même au bord du chaos politique et social.
Le but? Pour le jeune et beau Liam, sauver son âme qu’il vient de souiller en volant le passeport d’une autre, et pour le professeur Zizek, «chercheur et pacifiste, spécialiste du développement en phase de crise», y clôturer son «projet secret» qui pourrait tout changer. Après Sangoma, en 2021, le duo de choc formé par l’écrivain Caryl Férey et le dessinateur Corentin Rouge frappe fort: leur thriller d’anticipation renverse la perspective sur les questions migratoires, et peut s’appuyer sur le dessin réaliste, expressif et très cinématographique de Corentin Rouge, quelque part entre Forton, Giraud et Ralph Meyer.
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