Avaler la Lune, une BD de «hard science-fiction» hors norme

Olivier Van Vaerenbergh
Olivier Van Vaerenbergh Journaliste livres & BD

Dans Avaler la Lune, Lucie Castel, Robin Cousin et Grégory Jarry imaginent un univers technologique scientifiquement vraisemblable, au service d’un grand récit d’aventure.


Le récit d’Avaler la Lune se déroule en deux temps. Dans le premier, et dans un futur éloigné où la Terre est devenue inhabitable et pour l’essentiel inhabitée, une jeune fille de 15 ans, Agafia, vit éloignée de tout, seulement accompagnée de sa mère, âgée de… 550 ans et maintenue en vie dans un «exotérus». Agafia, elle, n’a été conçue que pour une seule raison: monter dans l’ascenseur qui relie la Terre à la Lune, et y achever le Grand Œuvre de ses parents. Dans le second temps, qui se déroule 500 ans plus tôt, un groupe de scientifiques surdoués et de géants de la tech se lancent dans un vaste programme spatial qui devait permettre d’installer sur la Lune un générateur d’énergie propre, mais qui va au contraire précipiter la fin de l’humanité…

Non, la catastrophe écologique en cours ne sera pas résolue par les technologies, semblent déjà nous crier les trois auteurs à la manette de ce premier tiers de la trilogie Avaler la Lune. De la «hard science-fiction» qui déploie tout un univers technologique scientifiquement vraisemblable, au service d’un grand récit d’aventure, d’émancipation et de prise de conscience lui aussi hors norme, dans un univers graphique qui tient plus de la BD indépendante et alternative que de Métal hurlant.

Avaler la Lune – T.1 L’ascenseur

de Lucie Castel, Robin Cousin et Grégory Jarry. Casterman. 96 p.

La cote de Focus: 3,5/5

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