Daniel Clowes, auteur désenchanté

16/02/17 à 12:04 - Mise à jour à 12:05

Source: Focus Vif

L'auteur américain de Ghost World, Wilson et Patience expose ses dessins et son univers désenchanté et indé pour la première fois en Europe, à Paris. L'occasion d'une visite à Angoulême et d'une rencontre avec la presse, que d'habitude il fuit.

Daniel Clowes ne fournit pas de photo pour les articles de presse qui le concernent. Il préfère qu'on utilise cet autoportrait, paru dans Patience, son dernier et imposant ouvrage, le premier depuis cinq ans: non pas qu'il soit pudique ou soucieux de son image, mais bien parce que le dessin, chez Clowes, en dit infiniment plus long qu'une simple photo, et surtout l'indicible: tout Clowes, effectivement, est là, dans cet autoportrait de face et sans flatterie aucune, où des yeux certes cernés vous transpercent, vous scrutent et ne vous lâchent pas. Daniel Clowes, s'il est un adepte des genres et de la sous-culture sous toutes ses formes dessinées (super-héros, SF, comédies...), est avant tout l'un des artistes les plus observateurs de son époque. Et une des très grandes figures de la bande dessinée américaine, du genre à avoir eu une influence majeure sur à peu près tous les suivants, de Chris Ware à Adrian Tomine. Auteur d'un formidable Patience édité par Cornélius en octobre dernier, cinq ans après Mister Wonderful, Daniel Clowes fut l'une des vedettes du dernier festival d'Angoulême, et est actuellement exposé à la Galerie Martel à Paris. Une première -on se pince!- pour cet auteur aujourd'hui âgé de 55 ans, et qui, pardon pour le cliché, est désormais au sommet de son art.
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