Vincent Lindon: "Ce rôle, c'est mon médicament, mon placebo"

17/05/18 à 09:59 - Mise à jour à 11:42
Du Le Vif Focus du 17/05/18

L'acteur retrouve Stéphane Brizé pour la quatrième fois dans En guerre, film coup de poing envisageant, comme La Loi du marché avant lui, les ravages du néolibéralisme sauvage à hauteur d'homme. Rencontre.

Trente-cinq ans de carrière et une septantaine de films au compteur: on serait blasé à moins. Pas Vincent Lindon, qui semble avoir banni le terme de son vocabulaire, enthousiaste comme au premier clap de tournage selon toute apparence, lui qui confie, dans un flux ininterrompu: "Je suis totalement insatiable. Quand on me demande si je suis content d'aller à Cannes: oui, dix fois plus que la dernière fois, j'ai même oublié que j'y avais été! Je suis fou, dans un état d'excitation avancé, c'est la fête au village! Je dis les choses comme elles sont, cela a des avantages et des inconvénients, ça exaspère beaucoup de gens et j'en suis conscient, mais en même temps, moi, ça me permet de rester "pur" ou nouveau, prêt à recevoir." La raison de cet élan, c'est En guerre, son quatrième film avec Stéphane Brizé, sélectionné en compétition sur la Croisette et qui, comme leur précédente collaboration, La Loi du marché, s'emploie à mettre un visage sur les ravages humains provoqués par le néolibéralisme sauvage. Lequel prend cette fois la forme de la fermeture brutale d'une entreprise à des fins de délocalisation, au mépris des promesses et des sacrifices consentis par les salariés -triste "modèle" économique illustré d'abondance par l'actualité.
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