Philippe Garrel: "La Nouvelle Vague au cinéma, c'est comme l'existentialisme en littérature"

21/06/17 à 14:44 - Mise à jour à 14:50
Du Le Vif Focus du 23/06/17

Ne manquez pas son bel Amant d'un jour, à l'affiche à Bruxelles et bientôt à Liège. Discussion à bâtons rompus avec Philippe Garrel, artisan et auteur avec un grand A, éternel amoureux de l'amour et du cinéma.

Il a seulement seize ans (!) quand, en 1964, au sortir du tournage du Vieil Homme et l'Enfant de Claude Berri sur lequel il officie en tant que simple stagiaire, il se pique de racheter les chutes de pellicule du film pour mettre en boîte en trois jours son premier geste de cinéma: Les Enfants désaccordés, court métrage buissonnier, donc séminal, initiant une filmographie d'abord très expérimentale, puis rattrapée par le désir de dramaturgie, qui sera notamment marquée au fer rouge par la passion qu'il partage au coeur des années 70 avec Nico, la chanteuse du Velvet, mais aussi par la jeunesse contestataire des années 60 dont il est issu. Disciple affranchi de Godard, le réalisateur de La Cicatrice intérieure, de J'entends plus la guitare, du Vent dans la nuit ou des Amants réguliers signe aujourd'hui avec L'Amant d'un jour un drame épuré autour du triangle domestique formé par un professeur de philosophie, sa compagne qui est aussi son étudiante et la fille de celui-ci. Soit le bonheur et la douleur d'aimer subtilement déclinés dans un noir et blanc hors du temps. Philippe Garrel s'en explique avec une prodigalité rare alors qu'on le retrouve en mai dernier sur le petit bateau Arte modestement amarré à l'ombre du grand Palais cannois au lendemain de la projection de son film à la Quinzaine des Réalisateurs.
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