[Critique ciné] Été 93, capture l'essence indéfinie de l'enfance nue

19/07/17 à 08:30 - Mise à jour à 03/08/17 à 14:02
Du LeVif Focus du 14/07/17

L'Espagnole Carla Simón plonge dans les heures sombres de son vécu intime pour donner corps à son premier long métrage, portrait pudique et épuré d'une petite citadine frappée par le deuil amorçant un nouveau départ à la campagne.

"Mes souvenirs, mon imaginaire, les anecdotes qu'on m'a rapportées... Tout cela s'est mélangé dans mon esprit comme dans un conte quand j'ai commencé à écrire le scénario d'Été 93." Soit la chronique d'un été à hauteur d'enfant blessée: suite à la mort de ses parents, Frida, six ans, quitte Barcelone pour aller vivre chez son oncle, sa tante et leur petite fille de trois ans à la campagne. Un récit d'apprentissage tendant vers l'épure largement nourri d'éléments autobiographiques. "J'ai grandi dans le petit village que l'on voit dans le film, dans les montagnes catalanes, puis je suis allée étudier à Barcelone, raconte Carla Simón alors qu'on la retrouve sur la terrasse du pavillon catalan dans le Village International du dernier festival de Cannes. À l'origine, je voulais être journaliste. Essentiellement parce que j'adorais l'idée de voyager (sourire). Puis je me suis intéressée au cinéma. Je n'avais pas les moyens pour une école spécialisée donc j'ai suivi des cours de communication. J'ai eu la chance de pouvoir faire un échange en Californie et j'ai pris des cours d'écriture de scénario là-bas. En rentrant, j'ai demandé une bourse pour aller à la Lon...

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