Critique | Musique

Ty Segall Band – Slaughterhouse

Julien Broquet
Julien Broquet Journaliste musique et télé

ROCK | Certains le présentent comme le nouveau Kurt Cobain. D’autres le voient plutôt comme le prochain Jay Reatard… Ty Segall devrait vivre plus longtemps qu’eux.

TY SEGALL BAND, SLAUGHTERHOUSE, DISTRIBUÉ PAR IN THE RED. ****

ROCK | Certains le présentent comme le nouveau Kurt Cobain. D’autres le voient plutôt comme le prochain Jay Reatard… Ty Segall devrait vivre plus longtemps qu’eux. Petit frère des Thee Oh Sees, adepte comme la bande à John Dwyer d’un punk néo psychédélique, Ty est l’une des meilleures choses qui soient arrivées à San Francisco ces dix dernières années.

Après son split avec White Fence et en attendant un album, Twins, à paraître le 10 octobre chez Drag City, le rockeur hyperactif de la baie balançait il y a quelques semaines Slaughterhouse sur In The Red. OEuvre du Ty Segall Band (avec entre autres son pote Mikal Cronin à la basse et pour les secondes voix), la galette a été enregistrée en quatre jours au Hangar, un ancien entrepôt de Sacramento reconverti en studio avec une rampe de skate à l’intérieur. « J’ai voulu faire un album très heavy. Une sorte d’Evil Space Rock », raconte le garçon qui s’est en quelques années constitué une discographie longue comme notre bras… Slaughterhouse est un méchant disque de punk psyché. Un condensé de rock viscéral, sale, poisseux, sauvage et furieux plein de larsens, de disto et de réverb. Avec en prime des reprises de Fred Neil (The Bag I’m In) et de Bo Diddley (Diddy Wah). Amis du rock lo-fi et du riff crasseux, vous êtes prévenus. Ty Segall est fait pour compter. Ty Segall est fait pour durer. Et comme son nom l’indique, ce disque est un massacre…

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