Critique | Séries/Télé

The Peripheral: futurs rapprochés

3,5 / 5
© Sophie Mutevelian/Prime Video
3,5 / 5

Titre - The Peripheral

Genre - Science-fiction

Réalisateur-trice - Scott B. Smith.

Quand et où - Prime Video

Année - 2022

Casting - Chloë Grace Moretz, Gary Carr, Jack Reynor

Nicolas Bogaerts Journaliste

Nouvelle proposition accrocheuse des créateurs de Westworld, The Peripheral déploie son esthétique au détriment de ses personnages.

En 2030, dans un futur proche où la technologie permet, par le truchement d’applications de réalité augmentée, de nourrir les illusions d’une vie moins ordinaire, la jeune Flynne Fisher (Chloë Grace Moretz) vit avec son frère Burton (Jack Reynor) et leur mère malade dans un bled du sud profond des États-Unis. De jour, elle travaille dans un copy shop d’imprimantes 3D. Et le soir, frère et sœur s’aventurent dans les univers parallèles du gaming immersif, pour permettre à la petite famille, au cœur d’un juteux trafic, d’arrondir copieusement ses fins de mois et de se procurer un traitement contre le cancer. Alors qu’elle teste un nouveau casque fourni à son frère par une obscure société colombienne, Flynne se retrouve happée dans un futur pour le coup très réel: une ville de Londres plongée dans un futur dystopique, en 2099, ou beaucoup de questions de 2030 semblent trouver leurs réponses. Si elle veut en tirer le meilleur, Flynne doit remplir des missions qui, forcément, la dépassent et éprouvent son système psychique jusqu’à troubler les frontières de son identité. Les défis auxquels la jeune gameuse est confrontée la placent dans un conflit dont les répercussions se feront sentir de part et d’autre du tunnel temporel, mettant en danger sa vie et celle de ses proches.

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Des débuts tapageurs

À la manière d’un plat servi un peu trop chaud, The Peripheral ne s’apprécie réellement qu’après avoir accepté ses prémices tapageuses, qui multiplient les possibilités de développement et d’intrigues mais demeurent longtemps indécises (en tout cas au terme du deuxième épisode disponible), au risque de perdre le spectateur. Ce faisant, elle semble avoir renoncé à composer des personnages avec suffisamment d’épaisseur. Le charisme de Chloë Grace Moretz ne fait pas tout. Pour audacieuse qu’elle soit, notamment visuellement, la série ne parvient pas à s’élever pour proposer autre chose qu’un canevas d’univers parallèles déjà éprouvés (Tron, Last Days, Matrix…), enrichi de thèmes toujours actuels (les technosciences, les réalités augmentées, le transhumanisme) et percé de quelques incohérences. Extrêmement bien rendue, la dynamique du gaming en mode exploratoire rehausse la tension dramatique. L’action, qui émerge avec fulgurance, est pour sa part efficace, formulant la promesse d’accroches futures. The Peripheral réussit à décrire avec pertinence la triste réalité qui demeure dans les coulisses triviales du rêve et du prêche high tech: un quotidien où les réalités sociales se fondent lentement mais sûrement dans des rapports économiques féodalisés.

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