Critique

Tabu

© DR
Louis Danvers
Louis Danvers Journaliste cinéma

DRAME | La mélancolie du Tabu de Michel Gomes trouve ses racines dans une culture portugaise marquée par ce sentiment poignant, de la saudade au fado.

DRAME DE MIGUEL GOMES. AVEC TERESA MADRUGA, LAURA SOVERAL, ANA MOREIRA. 1H50. SORTIE: 09/01. ****

Voici un peu moins d’un an, ce film de Miguel Gomes enchantait le Festival de Berlin, créant une émotion d’autant plus profonde qu’elle naissait de la plus improbable façon, d’un mélodrame en partie exotique tourné en noir et blanc, dans une économie de moyens et d’action aussi grande que l’élan de ses ambitions poétiques. Le réalisateur portugais y reprend le titre du sublime Tabu de Murnau (1931), pour chroniquer dans un premier temps les relations complexes d’un trio féminin habitant le même immeuble de Lisbonne, puis dans un second les souvenirs de jeunesse d’une des femmes, en Afrique à l’époque coloniale. Des souvenirs marqués par une passion amoureuse aussi intense que risquée… Gomes filme avec un sens aigu de la beauté fragile, une mélancolie poignante et une originalité de ton qui surprend, trouble puis vient combler le regard et le coeur. Une expérience rare de cinéma en apesanteur.

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