Le journaliste et écrivain Sorj Chalandon revient sur les raisons pour lesquelles il a troqué les poings pour la plume au milieu des années 1970. Il se montre pourtant singulièrement désabusé face à la montée inexorable de l’extrême droite et au manque de sursaut collectif de la part des plus jeunes.
«Je me suis mis à écrire de la fiction, car c’était le seul endroit où je pouvais dire « je ».» D’abord journaliste, entré à Libération comme dessinateur de presse, puis grand reporter, traitant des sujets aussi divers que le massacre de Hama en Syrie, l’IRA ou le procès Klaus Barbie, Sorj Chalandon publie en 2005 Le Petit Bonzi, son premier roman, largement autobiographique. Il alterne depuis les récits de fiction, largement inspirés de son travail journalistique, et la mise en mots de son enfance chaotique, sous le joug d’un père violent, collabo raciste et antisémite. Dans Le Livre de Kells, sorti cet automne, il revient sur deux ans de sa vie, alors qu’il fuit Lyon et son père, et débarque à Paris aux premières heures des années 1970. Il vit d’abord dans la rue, avant d’être «recueilli» par des copains de la Gauche prolétarienne, dont il épousera les convictions et les luttes. Pendant deux ans, Sorj Chalandon est de tous les combats, philosophiques mais aussi physiques, avant que le mouvement n’explose autour de dissensions essentiellement liées à l’usage de la violence. Il trouve alors refuge à Libération, qui vient de voir le jour, où il échange les armes pour les mots. Les parallèles sont nombreux à dresser entre le début des années 1970 et l’époque actuelle.
D’emblée, Sorj Chalandon met en garde: «Je ne suis pas un homme politique, je ne suis pas un penseur, je ne suis pas un informé. Je ne voudrais pas m’inscrire dans la lignée de ceux qui parlent pour ne rien dire. Mon terrain de jeu, c’est d’être auteur, journaliste et citoyen. Je n’ai pas de messages à délivrer.» Pourtant, dans cet entretien chargé en colère, en émotion et en engagement, il constate la mue de l’Ordre Nouveau, qu’il combattait à l’époque, en Front national, puis Rassemblement national, et la montée en puissance inexorable de l’extrême droite qui, elle, n’a jamais renoncé à la violence. Il déplore avec colère que l’extrême droite soit devenue la «défenseuse» des Juifs de France en dépit de l’antisémitisme qui fait son ADN.
Au début de votre dernier livre, le père du narrateur est désigné comme l’Autre. Est-ce celui contre lequel il se construit, une opposition constitutive pour lui?
C’est une opposition qui existe chez moi depuis l’enfance. J’ai toujours fui cet Autre, d’abord ses coups, et puis lui. Mais je ne me suis pas simplement construit contre l’Autre, il aurait été dommage que je sois simplement ce qu’il n’est pas. Mon but dans la vie n’était pas de ne pas lui ressembler, mais de combattre les gens qui étaient comme lui. C’était un prototype parfait de raciste, d’antisémite, de bêtise aussi, d’inculture. Chaque fois que j’ai rencontré dans ma vie quelque chose qui lui ressemblait, je savais qu’il fallait que je me batte. L’enfant s’est battu contre un père, l’adulte qu’il est devenu s’est battu contre une idée que ce père n’a jamais cessé d’incarner jusqu’à sa mort, et même après sa mort. Ce qu’il professait à l’époque, je l’entends aujourd’hui en Hongrie, en Russie, et même à la radio ici. C’est comme s’il s’était démultiplié dans notre actualité. Je ne me suis donc pas construit contre l’Autre, mais plutôt le plus loin possible, en me rapprochant d’idées, de gens qu’il haïssait.
Ce combat qui se répercute depuis toujours devient très concret quand le narrateur se retrouve dans la rue face à l’Ordre Nouveau, et trouve un exutoire très physique à son combat de toujours.
On parle toujours de Mai 68, mais c’était beaucoup moins violent que les années 1970, 1971 ou 1972 en France. En Mai 68, la violence n’a été qu’un épiphénomène. Certes, des jeunes ont jeté des pierres sur la police, et la police chargeait. Mais en 1970-1971, il y avait des milliers de jeunes armés, casqués, avec des bombes incendiaires qui s’opposaient à la police, et à l’extrême droite. La violence était beaucoup plus dure, et générale. Il y avait cette violence dans la rue, mais il y avait aussi la violence du patronat, qui licenciait les ouvriers à tour de bras. Les racistes posaient des actes violents aussi, des centaines d’Arabes ont été tués par balle, et même égorgés. On a vu des politiciens d’extrême droite qui maniaient la barre de fer devenir ministres dans les années 1980. C’est comme si, pendant plusieurs années, la violence avait été intégrée comme un moyen de la politique. Nous n’avions pas l’impression d’être nous-mêmes violents, mais plutôt de répondre à une violence qui nous était faite, contre tout ce qui était en marge. Jusqu’à ce que, du côté de l’extrême gauche, les chefs du mouvement disent qu’on était en train de se perdre. Notre violence reposait sur quelque chose qui était faux. La libération aurait dû entraîner la révolution, ce qui n’a pas été le cas. Si les jeunes criaient «CRS = SS», c’est parce que cette jeunesse était persuadée d’incarner les enfants de la résistance française. Il a fallu du temps pour que l’on désarme, que l’on se rende compte que l’on faisait fausse route. Du temps, et la mort de Pierre Overney, un ouvrier de la gauche prolétarienne tué en février 72 par un patron de la régie Renault. Mais si à l’extrême gauche, cette violence a pris fin, à l’extrême droite, elle a continué. C’est pour ça qu’il y a quelques mois à peine, en plein Paris, on a pu voir une manifestation réunissant 1.000 jeunes d’extrême droite avec des drapeaux portant des croix celtiques, des runes nazies, ouverte par des tambours copiés sur ceux des jeunesses hitlériennes; une manifestation protégée par la police qui frappait les contre-manifestants. Quand on voit ça, on se dit qu’on a peut-être quitté la rue un peu tôt. On leur a laissé la totalité de la rue et du débat, et le droit d’employer la violence contre la démocratie.
«On a créé Libération pour répondre à la violence par les moyens de la démocratie. Sauf que les démocrates se font aujourd’hui écraser partout.»
Dans votre ouvrage, on assiste à la naissance de l’Ordre Nouveau, mais aussi à l’enterrement du gauchisme.
Oui, le gauchisme violent, qui se préparait non pas à faire la guerre civile mais à y répondre est mort avec Pierre Overney. Après cela, il y a eu d’autres gens qui ont été plus loin, ceux qui ont créé Action directe, et versé du côté du terrorisme. Mais nos chefs, ceux qui disaient qu’il fallait que l’on s’arme, ont finalement dit «stop», et créé le journal Libération, pour répondre à la violence par les moyens de la démocratie. Sauf que les démocrates se font aujourd’hui écraser un peu partout. Ordre Nouveau a quand même donné naissance au Front national, devenu le Rassemblement national. C’est là que sont ses racines. Les statuts du FN de Jean-Marie Le Pen étaient signés par un ancien Waffen-SS. Ça me rend fou aujourd’hui de voir les descendants d’Ordre Nouveau prétendre qu’ils sont les amis du peuple juif, alors qu’ils en ont une haine primale, inscrite dans leur ADN, même si leur haine des musulmans l’a dépassée. Assister à cette prétendue inversion des valeurs au nom de la lutte contre l’islam est intolérable. Le RN défenseur des Juifs de France, c’est une imposture totale.
Cette question de l’antisémitisme et du racisme de l’extrême droite amène aussi à de nouvelles consignes données aux militants de la gauche prolétarienne les enjoignant à soutenir Noirs et Arabes. Vous citez Angela Davis, figure essentielle qui est pour le narrateur une sorte d’introduction à une forme de pensée politique.
J’avais 17 ans à l’époque, et son traitement par la justice américaine représentait pour moi l’incarnation de l’injustice. C’est par elle et le combat des Black Panthers que j’ai commencé à réfléchir au fait politique. Ce qui me parlait, c’était l’idée que des opprimés puissent dire «non», relever la tête, serrer les poings et faire front. Je trouvais admirable que ce combat soit mené et incarné par une femme, jeune et noire, soit trois statuts minoritaires dans les années 1970 en France. Les femmes avaient à peine obtenu le droit d’avoir un chéquier. De ce pays lointain arrivait une lumière particulière, portée par quelqu’un différent de moi, mais d’extrêmement intéressant pour quiconque s’intéressait à la démocratie, mais aussi à la non-violence, à travers Martin Luther King notamment. Il y avait un fourmillement démocratique insensé. Bon, ça s’est inversé depuis, mais pour un jeune Français élevé dans la haine de l’autre, c’était particulièrement exaltant: un possible somptueux.
Angela Davis vous introduit aussi au communisme, à l’anarchisme, au socialisme, et fait écho au programme de convergence des luttes prôné par Libération quelques années plus tard, notamment en donnant à voir et à entendre les invisibles.
Aujourd’hui, c’est entré dans les habitudes, du moins de certains, mais quand Libération donnait la parole aux prisonniers ou aux homosexuels, c’était insensé, personne ne l’avait jamais fait. On s’est aperçu que renoncer aux barres de fer et aux cocktails Molotov a permis à d’autres combattants de nous rejoindre, et soudain, les invisibles avaient une voix, et une caisse de résonance. On est passé du poing dans la gueule au point d’exclamation, et ça m’allait. A l’époque, les kiosquiers, les politiques, tout le monde haïssait Libération, et d’une certain façon, le fait que le journal déplaise et dérange nous confortait quant à la justesse de notre travail. On restait des ennemis pour nos adversaires. Petit à petit, ça a obligé d’autres gens à venir sur notre terrain. Nous avons été des francs-tireurs, et contribué à faire en sorte que des minorités se sentent réintégrées dans la communauté nationale. Le mot d’ordre de l’extrême gauche, c’était partout où il y a oppression, il y a résistance. Pour un œil, les deux yeux, pour une dent, toute la gueule. Brusquement, le combat n’était plus un combat de rue, mais un combat de mots et d’idées. J’ai mis un temps fou à me rendre compte que ce combat-là pouvait aussi porter ses fruits, après trois ans de bagarres de rue. Il a fallu arrêter la violence, et accepter de rentrer dans le rang. C’était un moyen de sortir par le haut, de ne pas tout abandonner.

C’était un moyen de dépasser la violence politique, mais cela n’a-t-il pas été aussi une désillusion pour certains des combattants? La fin du livre montre une succession de destins tragiques…
C’est l’angoisse du soldat au moment du cessez-le-feu. Va-t-on pouvoir retourner à la vie civile? Le groupe se désagrège, la fraternité meurt. Les étudiants retournent à la fac, les profs à leur enseignement, les ouvriers à l’usine. On y a cru, on s’est battu, on a espéré, et c’est fini. Il n’y aura ni jour nouveau ni lendemains qui chantent. Je pense que j’ai eu une chance inouïe. Grâce à ces copains de la gauche prolétarienne je suis sorti de la rue, grâce à Libération je suis sorti de la violence. Sans cette porte de sortie, je ne sais pas comment j’aurais fini: mort, dans la délinquance, dans la violence politique extrême, comme ceux qui ont créé des mouvements clandestins terroristes. Nous, on savait qu’on n’était pas des tueurs. On a souvent retenu nos coups. Mais tous ces jeunes qui ont pensé qu’il y avait moyen de faire advenir une société plus juste et plus égalitaire se sont retrouvés face au néant. Certains ont craqué. Chaque fois qu’il y a un combat, il y a une désillusion quand le combat est perdu. Mais je ne regrette pas une minute de ce combat. Je n’ai jamais eu une vision éthérée de la justice, j’ai vécu l’injustice dans ma chair, enfant, adolescent, adulte. Je ne me battais pas comme un petit bourgeois dans son salon, pour une idée de la justice. Ce n’était pas un hobby, ni un passe-temps de bourgeois. Nous étions des chiens des rues, prêts à mordre. Ce combat, c’était notre vie. On voulait que les gens relèvent la tête. Que jamais plus personne ne dise que la Shoah n’a pas existé. Que jamais plus personne n’insulte un arabe. Que tous ces gens aient peur de nous, et même d’eux-mêmes. Et on a été vaincus, et on l’est toujours. Le RN est aux portes du pouvoir. Les descendants du Waffen-SS.
Les jeunes aujourd’hui se rebellent pour ce qui les touche directement. Il n’y a plus d’envie de s’en sortir collectivement.
Vous rapportez le slogan de la jeunesse de l’époque: «Nous ne sommes pas contre les vieux, mais contre ce qui les fait vieillir.» Qu’est-ce qui faisait et fait encore vieillir?
La peur de l’autre. La peur, de tout, de tout le monde, des Juifs, de l’islam. Des réflexes rances, de petits Français qui craignent des idées qui n’existent pas, qui n’ont même jamais existé. La France est plurielle, depuis toujours. C’est quand même extraordinaire que l’on ressorte les rois de France ou Jeanne d’Arc en 2025 comme références. Tout ça, professé en plus par des gens comme Bardella ou Zemmour, alors qu’ils sont eux-mêmes fils d’immigrés! Ils tentent de faire croire qu’il y aurait une France éternelle qu’ils incarnent, c’est tellement absurde! (NDLR: il est presque submergé par l’émotion, à court de mots). A vrai dire, j’en ai marre. Je ne sais plus. Je n’ai plus envie. J’ai trois filles, elles votent mais elles ne savent plus ce qu’il faut faire. Elles se replient. Les jeunes aujourd’hui se rebellent pour ce qui les touche eux, directement: leur travail, leur retraite. Il n’y a plus d’envie de s’en sortir collectivement. Et je trouve ça terrifiant, alors que l’on est dans une société où il y a encore des moyens pour la solidarité. Il y a eu des moments dans l’histoire où des peuples ont atteint une grandeur qui les dépassait. C’est insupportable de penser que le fascisme et le nazisme ont été vaincus par les armes, qu’on les a traduits en justice, que toutes ces choses mises en place après la guerre sont en train de sombrer. La première chose que le Rassemblement national fera s’il passe, c’est un référendum sur la préférence nationale. C’est-à-dire décider qui est français, qui ne l’est pas. C’est une monstruosité.
Où les jeunes existent-ils, voire résistent-ils aujourd’hui?
Je ne sais pas. Ils sont sur TikTok.
C’est défaitiste…
Il y a des groupes associatifs, certes, des gens qui se réunissent, de façon locale. Mais moi, je ne vois pas de sursaut vital collectif à ce qui nous arrive. Il n’y a même plus de réflexion sur l’enseignement. Qui a le droit d’étudier et pour quoi, qui a accès à la connaissance? Toutes ces choses qui étaient à la base du mécontentement à l’époque.
Il y a eu des jeunes dans la rue contre le réchauffement climatique, aujourd’hui en défense de la Palestine.
J’ai beaucoup travaillé sur le Liban et la Palestine, c’est une question que j’ai étudiée et pour laquelle j’ai milité. Mais aujourd’hui, j’ai l’impression que le keffieh est devenu un accessoire à la mode. Comme si tout d’un coup une partie de la gauche avait trouvé le moyen d’énerver la droite, avec le drapeau palestinien. J’ai du mal avec la sincérité de certaines personnes à ce sujet, c’est quand même une histoire qui remonte a minima à 1948, et ces mêmes personnes n’étaient pas là quand on défilait contre les sionistes il y a dix, 20, 30 ans. J’ai le sentiment que c’est désormais un prétexte pour dire autre chose dans le débat, une posture, qui va au-delà de «Arrêtez de tuer des enfants à Gaza», qui devrait être la base. Le résultat, c’est qu’on a réussi à faire du RN, qui est quand même un mouvement fasciste, héritier du pétainisme, le protecteur des Juifs de France. C’est dégueulasse. On a laissé inverser la vérité, les faits, l’histoire, la culture. La seule chose qu’il fallait hurler, c’était: «Libérez les otages et arrêtez les bombardements.» Le problème, c’est que la gauche ne criait que contre les bombardements; or, l’un ne va pas sans l’autre. On s’est laissé enfermés dans un truc univoque. Que LFI n’arrive pas à qualifier des actes terroristes, c’est insensé. J’aime et je connais bien l’IRA, l’Armée républicaine irlandaise, quand elle descendait un hélicoptère britannique, quand elle attaquait une base de l’armée, c’étaient des actes militaires; quand elle mettait une bombe dans un pub, c’était un acte terroriste. Ce sont des choses simples mais cruciales à dire, pour couper l’herbe sous le pied de l’extrême droite. Tuer des enfants dans une rave, c’est du terrorisme. On s’est laissé enfermer dans une situation mortifère. C’est cette bêtise de l’extrême gauche aujourd’hui qui arme l’ennemi, les extrêmes droites israélienne, américaine, française.
C’est une façon de déhistoriciser les choses? Vous parlez déjà dans votre livre des dissensions de l’extrême gauche autour de la question du terrorisme palestinien à l’occasion des attentats des JO de Munich en 1972 .
On le sentait venir. Tous nos chefs étaient juifs à l’époque, et une partie des copains ont eu l’air de s’en rendre compte à ce moment-là. On ne pouvait pas taxer l’extrême gauche française d’antisémitisme, car ses chefs étaient juifs. L’extrême droite nous traitait de judéo-bolcheviques. C’est un retournement de l’histoire: l’extrême droite a gagné sur le front de l’information. Il n’y a plus qu’à planter des petites graines brunes.
Votre roman Le Quatrième mur vient d’être adapté au cinéma par David Oelhoffen. Au cœur du film, il y a le Liban. Le réalisateur, qui a tourné en 2022, expliquait qu’il n’avait pas vraiment eu besoin de faire de reconstitution, tant les Liban de 1982 et de 2022 étaient semblables. La sortie du film a-t-elle réactivé des choses pour vous?
Je n’ai pas besoin qu’on les réactive. J’y pense tout le temps. Quand on a vu Sabra et Chatila, des enfants morts égorgés dans des berceaux, on ne l’oublie jamais. Et rien n’a changé. Pire, tous les chefs de milice de l’époque, de jeunes tueurs, sont aujourd’hui devenus ministres, des vieux barbons aux affaires. J’ai écrit le livre en 2013, c’était une période calme, je me suis dit, ça va faire bizarre de commencer un récit par un char syrien au Liban. Et puis, j’ai eu l’impression que ce que j’écrivais, je recommençais à l’entendre à la radio. On était rattrapés. Il suffit d’attendre pour qu’Israël réenvahisse le Liban une nouvelle fois.
Le Livre de Kells parle quand même de la grande solidarité qui unit les militants, les copains. C’est un roman d’apprentissage pour Kells, dont la fraternité. Qu’est-ce qui pour vous reste encore d’actualité? Que peut-on encore trouver d’encourageant?
Il n’y a rien qui m’encourage aujourd’hui. Je pense qu’on court tout droit vers la catastrophe, avec des gens à gauche ou à l’extrême gauche qui se battent pour des titres, des postes, des têtes de liste. Nous, on s’est toujours battus pour l’autre.
(1) Le Livre de Kells, par Sorj Chalandon, Grasset, 384 p.
Bio express
1952
Naissance à Tunis.
1973
Entre à Libération.
1988
Prix Albert Londres pour ses reportages sur l’Irlande du Nord et le procès Barbie.
2006
Une promesse, son deuxième roman, reçoit le Prix Médicis.
2013
Prix Goncourt des lycéens pour Le Quatrième Mur.
2025
Sortie de l’adaptation au cinéma du Quatrième mur, de la bande dessinée Enfant de salaud, tirée de son livre, et de son 13e roman, Le Livre de Kells.