En prenant soin de survoler puis d'explorer d'autres facettes de la Namibie. Perché sous les ailes de son ULM, ce passionné d'Afrique vole des heures sans apercevoir la moindre trace de civilisation. De l'aridité, des tonnes d'aridité, une densité de population extraordinairement basse.

Comme à l'accoutumée avec les Nouveaux Explorateurs, l'improvisation tient une place essentielle dans ce dispositif voyageur. Si quelques balises sont établies à l'avance et si, par moments, on se croirait en présence d'un avatar de Yann Arthus-Bertrand, c'est surtout au gré des rencontres que le documentaire se noue. Ainsi de ce prof de golf, rencontré sur un marché, qui enseigne sa passion aux gamins des township, sur des greens qui n'en sont forcément pas. Ainsi de ces fermiers blancs, croisés sur le bord d'une route, après une atterrissage en catastrophe: entre les léopards parqués dans un immense enclos pour leur éviter d'aller tâter de la vache, et ces vaches, justement, sur lesquels Olivier Aubert va devoir tester son inclination au rodéo, on ne s'ennuie pas une seconde.
Puis il y a les Bushmen. Les plus anciens habitants de l'Afrique australe sont aujourd'hui 100.000, à vivre dans des territoires éloignés du Botswana, de l'Afrique du Sud et de la Namibie. Une femme médecin suisse y officie notamment, confrontée au jour le jour à des patients pour qui la sorcellerie tient une place certainement aussi importante que ses diagnostics d'animal rationnel. Pourtant: "Ici, ce n'est pas comme en Europe, où les gens ont des symptômes psychosomatiques. Ici, on est malade, ou on ne l'est pas. Il n'y a pas de zones intermédiaires", dit-elle à Olivier Aubert dont le Namibie - Vol au pays des Bushmen, est une nouvelle réussite télévisuelle à mettre à l'actif de ce magazine d'aventure.

Lignes d'horizon, 22.45 sur La Deux.

Documentaire de Olivier Aubert.

Guy Verstraeten

En prenant soin de survoler puis d'explorer d'autres facettes de la Namibie. Perché sous les ailes de son ULM, ce passionné d'Afrique vole des heures sans apercevoir la moindre trace de civilisation. De l'aridité, des tonnes d'aridité, une densité de population extraordinairement basse. Comme à l'accoutumée avec les Nouveaux Explorateurs, l'improvisation tient une place essentielle dans ce dispositif voyageur. Si quelques balises sont établies à l'avance et si, par moments, on se croirait en présence d'un avatar de Yann Arthus-Bertrand, c'est surtout au gré des rencontres que le documentaire se noue. Ainsi de ce prof de golf, rencontré sur un marché, qui enseigne sa passion aux gamins des township, sur des greens qui n'en sont forcément pas. Ainsi de ces fermiers blancs, croisés sur le bord d'une route, après une atterrissage en catastrophe: entre les léopards parqués dans un immense enclos pour leur éviter d'aller tâter de la vache, et ces vaches, justement, sur lesquels Olivier Aubert va devoir tester son inclination au rodéo, on ne s'ennuie pas une seconde. Puis il y a les Bushmen. Les plus anciens habitants de l'Afrique australe sont aujourd'hui 100.000, à vivre dans des territoires éloignés du Botswana, de l'Afrique du Sud et de la Namibie. Une femme médecin suisse y officie notamment, confrontée au jour le jour à des patients pour qui la sorcellerie tient une place certainement aussi importante que ses diagnostics d'animal rationnel. Pourtant: "Ici, ce n'est pas comme en Europe, où les gens ont des symptômes psychosomatiques. Ici, on est malade, ou on ne l'est pas. Il n'y a pas de zones intermédiaires", dit-elle à Olivier Aubert dont le Namibie - Vol au pays des Bushmen, est une nouvelle réussite télévisuelle à mettre à l'actif de ce magazine d'aventure. Lignes d'horizon, 22.45 sur La Deux. Documentaire de Olivier Aubert. Guy Verstraeten