L'avantage d'une émission à vocation "historique" comme Ce jour-là, c'est évidemment de compresser le temps. Et de donner l'illusion quasi fictionnelle d'un enchaînement huilé, causal, logique des événements. Près de 20 années après l'assassinat du truculent ministre d'Etat André Cools, figure dominante socialiste de la seconde moitié du 20e siècle, on se replonge dans cette affaire comme dans un roman policier. En oubliant les interminables "blancs" et silences qu'il a fallu surmonter pour enfin lever le voile (entièrement ou non, selon les thèses) sur ce sombre épisode.

Le matin du 18 juillet 1991, devant le domicile de sa compagne (elle-même grièvement blessée), le "Maître de Flémalle" tombait sous les balles de deux tueurs à gage. Provoquant l'émoi dans tout le pays, peu habitué à ce type de drames politiques. Ce sera le début d'une longue enquête pilotée à la fois à Liège par la juge Ancia et à Neufchâteau par son célèbre confrère Connerotte.

La "guerre des juges", tous deux lancés sur des pistes d'inspiration différente, ne sera que l'une des péripéties de cette affaire qui débouchera sur plusieurs dossiers policito-financiers, des détournements de fonds à la Smap aux affaires de corruption Dassault et Agusta. Les révélations de Carlo Todarello, impliqué dans la confection de l'assassinant, donneront aux enquêteurs quelques clés suffisamment solides pour résoudre, in fine, ce véritable noeud dans lequel politique et petits truands à la bonne semaine se sont enchevêtrés jusqu'à un dénouement dramatique. Le tragique destin d'Alain Van der Biest, accusé d'être l'un des commanditaires de l'acte, est lui aussi retracé dans cette enquête rétrospective menée d'assez prenante manière par Elodie De Selys et son équipe.

Ce jour-là: André Cools, 22.45 sur La Une.

Présenté par Elodie de Selys.

Guy Verstraeten

L'avantage d'une émission à vocation "historique" comme Ce jour-là, c'est évidemment de compresser le temps. Et de donner l'illusion quasi fictionnelle d'un enchaînement huilé, causal, logique des événements. Près de 20 années après l'assassinat du truculent ministre d'Etat André Cools, figure dominante socialiste de la seconde moitié du 20e siècle, on se replonge dans cette affaire comme dans un roman policier. En oubliant les interminables "blancs" et silences qu'il a fallu surmonter pour enfin lever le voile (entièrement ou non, selon les thèses) sur ce sombre épisode. Le matin du 18 juillet 1991, devant le domicile de sa compagne (elle-même grièvement blessée), le "Maître de Flémalle" tombait sous les balles de deux tueurs à gage. Provoquant l'émoi dans tout le pays, peu habitué à ce type de drames politiques. Ce sera le début d'une longue enquête pilotée à la fois à Liège par la juge Ancia et à Neufchâteau par son célèbre confrère Connerotte. La "guerre des juges", tous deux lancés sur des pistes d'inspiration différente, ne sera que l'une des péripéties de cette affaire qui débouchera sur plusieurs dossiers policito-financiers, des détournements de fonds à la Smap aux affaires de corruption Dassault et Agusta. Les révélations de Carlo Todarello, impliqué dans la confection de l'assassinant, donneront aux enquêteurs quelques clés suffisamment solides pour résoudre, in fine, ce véritable noeud dans lequel politique et petits truands à la bonne semaine se sont enchevêtrés jusqu'à un dénouement dramatique. Le tragique destin d'Alain Van der Biest, accusé d'être l'un des commanditaires de l'acte, est lui aussi retracé dans cette enquête rétrospective menée d'assez prenante manière par Elodie De Selys et son équipe. Ce jour-là: André Cools, 22.45 sur La Une. Présenté par Elodie de Selys. Guy Verstraeten