Cette production transnationale n'est autre que l'adaptation, par le célèbre dramaturge et scénariste britannique Tom Stoppard (Shakespeare in Love, Anna Karenine, etc.), d'une quadrilogie un peu oubliée, Parade's End de Ford Madox Ford. Il y est question d'honneur et de devoir, dans une Angleterre edwardienne en passe de s'embarquer dans la Grande Guerre. Christopher Tietjens, très à cheval sur les principes, épouse à contrecoeur sa maîtresse Sylvia (enceinte possiblement de lui) tout en développant une passion amoureuse incertaine pour une jolie suffragette, miss Wannop.

C'est Benedict Cumberbatch, popularisé par la fiction télé Sherlock, qui campe fort bien le personnage de Tietjens face à une Rebecca Hall (The Prestige, Vicky Cristina Barcelona) tout aussi sérieuse. Cette mini-série en six épisodes, peut-être un peu sous-budgétisée (14 millions d'euros) au regard de ses ambitions, manque clairement de folie et de flamboyance pour emporter la mise. Le sujet et les intrigues, relativement poussiéreux un siècle plus tard, n'étant pas sauvés par de bien faibles reconstitutions historiques.

GUY VERSTRAETEN

Une mini-série de la BBC crée par Susanna White avec Benedict Cumberbatch, Parade's End, le vendredi 7 juin à 20h50 sur ARTE

Cette production transnationale n'est autre que l'adaptation, par le célèbre dramaturge et scénariste britannique Tom Stoppard (Shakespeare in Love, Anna Karenine, etc.), d'une quadrilogie un peu oubliée, Parade's End de Ford Madox Ford. Il y est question d'honneur et de devoir, dans une Angleterre edwardienne en passe de s'embarquer dans la Grande Guerre. Christopher Tietjens, très à cheval sur les principes, épouse à contrecoeur sa maîtresse Sylvia (enceinte possiblement de lui) tout en développant une passion amoureuse incertaine pour une jolie suffragette, miss Wannop.C'est Benedict Cumberbatch, popularisé par la fiction télé Sherlock, qui campe fort bien le personnage de Tietjens face à une Rebecca Hall (The Prestige, Vicky Cristina Barcelona) tout aussi sérieuse. Cette mini-série en six épisodes, peut-être un peu sous-budgétisée (14 millions d'euros) au regard de ses ambitions, manque clairement de folie et de flamboyance pour emporter la mise. Le sujet et les intrigues, relativement poussiéreux un siècle plus tard, n'étant pas sauvés par de bien faibles reconstitutions historiques.GUY VERSTRAETEN