C'est un euphémisme de le dire: la libération de Bruxelles, début septembre 1944, créa parmi la population locale un vent d'euphorie à la hauteur des privations qui la précédèrent. Le film de Tristan Bourlard, constitué d'archives rares et de témoignages de survivants, revient longuement sur cette douloureuse période, en ne lâchant pas d'une semelle l'expérience de guerre belge: le rexisme, la collaboration, le marché noir, l'exil du gouvernement à Londres, l'attitude du bourgmestre de Bruxelles face au harcèlement des juifs, Léopold III, les résistants, la brigade Piron ou encore l'héroïque Jean de Selys Longchamps, qui décida de bombarder seul le siège de la Gestapo à Bruxelles. Des épisodes qui nous sont présentés par une voix off au classicisme renforcé par une musique aussi omniprésente que lancinante. Ce qui donne à Bruxelles 44 un petit côté scolaire pas toujours des plus passionnants. Reste un sujet qui, lui, demeure captivant, et un travail d'archives qui garde toute son importance, 70 ans après les faits.

  • DOCUMENTAIRE DE TRISTAN BOURLARD. 2013.
  • Vendredi 5 septembre à 21h, sur La Une.
C'est un euphémisme de le dire: la libération de Bruxelles, début septembre 1944, créa parmi la population locale un vent d'euphorie à la hauteur des privations qui la précédèrent. Le film de Tristan Bourlard, constitué d'archives rares et de témoignages de survivants, revient longuement sur cette douloureuse période, en ne lâchant pas d'une semelle l'expérience de guerre belge: le rexisme, la collaboration, le marché noir, l'exil du gouvernement à Londres, l'attitude du bourgmestre de Bruxelles face au harcèlement des juifs, Léopold III, les résistants, la brigade Piron ou encore l'héroïque Jean de Selys Longchamps, qui décida de bombarder seul le siège de la Gestapo à Bruxelles. Des épisodes qui nous sont présentés par une voix off au classicisme renforcé par une musique aussi omniprésente que lancinante. Ce qui donne à Bruxelles 44 un petit côté scolaire pas toujours des plus passionnants. Reste un sujet qui, lui, demeure captivant, et un travail d'archives qui garde toute son importance, 70 ans après les faits.